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Proposition de loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires,

http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion0744/(index)/propositions-loi

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 mars 2018.

PROPOSITION DE LOI

relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Maud PETIT, François-Michel LAMBERT, Josy POUEYTO, Grégory BESSON-MOREAU, Erwan BALANANT, Élodie JACQUIER-LAFORGE, M’jid EL GUERRAB, Émilie GUEREL, Nadia ESSAYAN, Sarah EL HAÏRY, Jean-Louis TOURAINE, Michel FANGET, Mohamed LAQHILA, Patrick VIGNAL, Stéphanie KERBARH, Bruno Nestor AZEROT, Jean-François CESARINI, Marie-Pierre RIXAIN, Aude LUQUET, Patricia GALLERNEAU, Nicole DUBRE-CHIRAT, Elsa FAUCILLON, Sophie METTE, Justine BENIN, Jean-Philippe ARDOUIN, Hervé PELLOIS, Bastien LACHAUD, Brigitte BOURGUIGNON, Sophie AUCONIE, Jean-Marc ZULESI, Gilles LE GENDRE, Bertrand PANCHER, Jean-Noël BARROT,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Tout comme un adulte, un enfant a droit au respect de sa dignité et de son intégrité physique et psychologique.

De par sa dépendance et sa vulnérabilité, il devrait être particulièrement protégé. En ce sens, le cadre de la famille, celui de l’école ou de tout autre lieu d’accueil se doit d’être sécurisant et entouré d’un climat de confiance.

Or, aujourd’hui en France, 87 % des enfants subissent, quotidiennement, des pratiques punitives et coercitives auxquelles les parents ont recours « à titre éducatif ».

Ces pratiques sont appelées Violences Éducatives Ordinaires.

Ordinaires, parce qu’elles sont banales, banalisées, communes, habituelles, courantes…

La VEO est l’ensemble des pratiques coercitives et punitives utilisées, tolérées, voire recommandées dans une société, pour « éduquer » les enfants. Elle est faite de violence verbale : moqueries, propos humiliants, cris, injures… ; de violence psychologique : menaces, mensonges, chantage, culpabilisation… ; et/ou de violence physique : gifles, pincements, fessées, secousses, projections, tirage de cheveux, tapes sur les oreilles…

Ainsi, la VEO vise à faire obéir l’enfant, stopper un comportement, lui faire apprendre quelque chose, s’épargner le regard de l’entourage, soulager l’emportement ou la peur de l’adulte.

Les parents y ont recours pour plusieurs raisons :
Par le fait d’avoir subi, eux-mêmes, la violence éducative ordinaire étant enfants, et la reproduisant ainsi de génération en génération ; par le fait de croire aux vertus éducatives de la douleur, si légère soit-elle ; les injonctions sociales ; et l’interprétation erronée du comportement des enfants, par méconnaissance de leurs besoins et de leur développement.

Les neurosciences montrent que le cerveau cognitif ou cerveau supérieur, qui permet de raisonner, de faire face à ses émotions, d’analyser une situation, de prendre du recul face à ses émotions ou à ses sentiments, est immature à la naissance et met plusieurs années à se développer. Ce n’est pas donc pas une correction ou une punition corporelle qui pourrait y remédier et faire durablement changer le comportement d’un enfant.

Ainsi, de nombreuses études démontrent aujourd’hui que la valeur éducative de la claque ou de la fessée est une fausse croyance.
Ni la fessée ni aucune autre punition corporelle, ni aucun cri, n’a comme effet un meilleur comportement de l’enfant dans la durée.

En revanche, la violence subie au sein de la famille apprend à l’enfant que l’on règle les conflits par la violence et par le rapport de force. C’est la loi du plus fort.

Des études indiquent que le recours à ces pratiques est associé à une augmentation de troubles et problèmes de comportement au cours de l’enfance. Le rapport de l’OMS sur la violence et la santé (novembre 2002) établit une relation forte entre les violences subies dans l’enfance et de nombreuses pathologies physiques et mentales :

Agressivité contre les pairs et/ou les éducateurs ; insolence ; dissimulation ; échec scolaire ou difficultés d’apprentissage ; troubles émotionnels ou du comportement ; problème de santé, physique ou mentale ; délinquance ; mauvaises relations avec les parents ; diminution du sens moral, des capacités cognitives et de l’estime de soi…

L’étude de l’Université d’Austin, Texas (Méta-analyse parue en 2016, regroupant les données de 75 études réalisées sur une période de 50 ans et portant sur 13 pays et 160 000 enfants), révèle que les punitions corporelles favorisent l’agressivité, une baisse de l’estime de soi, une baisse des performances, un comportement antisocial.

C’est un véritable problème de santé publique.

En parallèle, on sait que 75 % des maltraitances caractérisées ont lieu dans un contexte de punitions corporelles « à but éducatif » pour lesquelles les parents n’ont pas appris à empêcher l’escalade.
Il existe un lien entre violence éducative et maltraitance : la première est le terreau de l’autre, quand les paliers sont franchis et que les châtiments deviennent de plus en plus graves.

Et lorsque les tribunaux sont saisis, les magistrats se trouvent face à une difficulté à juger la limite entre violence « légère » et maltraitance ; et à juger si l’acte en question était « à but éducatif » ou non.
Car la situation en droit français est en réalité confuse et paradoxale.

Toute violence physique commise sur un adulte constitue une agression, illégale. Interdite pour un adulte, elle persiste donc pourtant sous couvert d’un « droit de correction » envers les enfants. Ce « droit de correction », en tolérant les violences « légères » et à titre « éducatif », contredit les dispositions du code pénal. Le droit français prohibe clairement les violences faites aux enfants en son article 222-13 du code pénal et reconnaît la violence contre les mineurs de moins de 15 ans commise par un ascendant légitime comme une forme de violence aggravée.

Mais le « droit de correction », jurisprudentiel et sans aucun fondement légal, suspend l’application du droit positif dans l’espace familial et éducatif !
Cette notion jurisprudentielle a encore été invoquée dans un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 29 octobre 2014 (n° de pourvoi 13-86371).

Les institutions internationales telles l’OMS, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, l’UNICEF… ont pris conscience depuis longtemps de la nocivité de ces pratiques. C’est dans cet esprit que l’article 19 de la Convention des droits de l’enfant de 1989 – que la France a signé le 7 août 1990, prévoit que : « Les États prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteintes ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitement (…), pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. »

À ce jour, 53 pays, dans le monde, dont 22 des 28 de l’Union européenne, ont voté des lois interdisant toute forme de violence à l’égard des enfants. Et ce processus d’abolition s’accélère !
La Charte européenne des droits sociaux prévoit également l’interdiction de cette violence en son article 17.

En 2015, le Défenseur des droits a recommandé d’inscrire dans la loi la prohibition des châtiments corporels dans tous les contextes, y compris au sein de la famille.
En février 2016, alors que la France a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant depuis 26 ans déjà, le Comité des droits de l’enfant des Nations unis lui a rappelé, pour la 4ème fois, son devoir de mettre en pratique son article 19 qui lui enjoint de protéger les enfants contre toute forme de violence, si faible soit-elle : « Le Comité réitère sa demande sa recommandation à l’État-partie d’interdire explicitement les châtiments corporels dans tous les domaines, y compris la famille, les écoles et les lieux de garde et de soins alternatifs » et rappelle « qu’aucune violence faite aux enfants n’est justifiable. »

La Cour européenne des droits de l’Homme a également rappelé que les droits à la vie privée ou familiale, à la liberté ou à la croyance religieuse, n’étaient pas des arguments valables pour refuser l’interdiction des punitions corporelles.

De nombreuses institutions françaises ont récemment pris position en faveur d’une loi civile explicite interdisant les punitions corporelles et toutes formes d’humiliations, dans tous les contextes y compris au sein de la famille : France stratégie, la Commission consultative des droits de l’Homme, l’UNICEF, le collectif des 11 associations œuvrant contre les VEO, le collectif Agir ensemble pour les droits de l’enfant AEDE.

350 députés et sénateurs, le Président de la République et la ministre de la famille avaient soutenu l’amendement à la loi Égalité et Citoyenneté, voté en décembre 2016 puis censuré par le Conseil Constitutionnel quelques semaines plus tard, pour des questions de forme.
En mars 2017, le premier Plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants 2017-2019 inclut des mesures qui vont dans le sens de la prévention, à destination des familles, en agissant contre toutes les formes de violences, y compris « dites éducatives ».

En septembre 2017, deux associations luttant contre les VEO ont lancé la 1ère campagne de sensibilisation sur l’impact des violences verbales Les mots qui font mal. Et une nouvelle campagne a été lancée en ce début d’année mettant en scène deux jeunes adultes souffrant encore de violences subies dans leur enfance.

Une loi civile permettra d’avoir une base légale nécessaire pour mettre en place des campagnes d’informations, la formation de professionnels, un affichage chez les médecins…

La règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe simple et clair qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur : On ne peut éduquer son enfant par la violence.

Certains peuvent être tentés de penser que l’information sur les effets nocifs des punitions corporelles et des humiliations suffirait à faire évoluer l’opinion publique et les comportements, sans qu’il ne soit nécessaire de recourir à une loi.
Une étude parue en 2012 dans la revue Déviance et Société (p. 85 à 106) a comparé l’impact, en Europe, de l’interdiction des châtiments corporels dans plusieurs pays, dont la France. Cette étude a prouvé que seule la loi d’interdiction, accompagnée de mesures de sensibilisation, de lieux de soutien et d’accompagnement aux parents, de formations à la parentalité et de campagnes d’information, nationales et permanentes, permet d’obtenir un changement rapide de l’opinion publique et des comportements, et ainsi faire changer rapidement ces pratiques.

Il est parfois difficile d’être parent. Et on l’est avec l’enfant qu’on a été. Les parents doivent être aidés, accompagnés et soutenus, afin qu’ils permettent à leur tour à leurs enfants de devenir des adultes indépendants et épanouis.

Pour attirer l’attention de tous sur cet enjeu et au regard des éléments ici exposé, il apparaît nécessaire d’inscrire dans la loi l’interdiction absolue du recours au « droit de correction ».
Pour ce faire, la présente proposition de loi propose de compléter la définition de l’autorité parentale, prévue à l’article 371-1 du code civil, en précisant que, parmi les devoirs qui la composent, figure celui de s’abstenir de l’usage de toutes formes de violence, quelle qu’en soit la forme : physiques, verbales et psychologiques.

En agissant à la source, cette loi sera un levier d’action efficace pour réduire les maltraitances, l’échec scolaire, les maladies, les suicides, les comportements anti-sociaux et la délinquance qui découlent de ces modes d’éducation.
Cette loi vise à garantir la protection juridique de l’enfant et à poursuivre la démarche pédagogique enclenchée il y a quelques mois. La règle posée ne s’accompagnant d’aucune sanction pénale à l’encontre des parents ou de toute autre personne disposant de l’autorité parentale.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après le deuxième alinéa de l’article 371-1 du code civil est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les enfants ont le droit à une éducation sans violence. Aucun des titulaires de l’autorité parentale n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles ou châtiments corporels, des souffrances morales, ou toute autre forme d’humiliation envers son enfant. »



© Assemblée nationale

Les écrans

On dit et on répète que les écrans ne sont pas très bons pour les enfants, voire pire. Malgré tout, les petits sont exposés aux nouvelles technologies, car elles font partie de notre vie de tous les jours.

« Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, ou encore l’obésité et l’espérance de vie. [...]« 

« Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’INSERM, a compilé dans son livre « TV lobotomie » des centaines d’études scientifiques décrivant l’impact de la télé sur la société et sur les capacités intellectuelles de l’enfant. Le constat est affligeant. La télévision est un fléau pour tous, plus encore pour les enfants dont le cerveau est en développement. »

« Avant d’exposer ces effets, l’auteur explique plusieurs faits :
- La télévision supplantée par Internet est un mythe. L’usage des nouvelles technologies ne remplace pas la télé, il s’y additionne.
- Les plus de 15 ans passent chaque jour 3h40 devant un poste de télévision, soit 75 % de leur temps libre !
- Un écolier du primaire passe chaque année plus de temps devant le tube cathodique que face à son instituteur. »

La suite dans l’article :

https://www.mieux-vivre-autrement.com/un-neurologue-de-linserm-la-television-impacte-gravement-les-enfants.html

Voici une conférence très utile qui explique le pourquoi et le comment. Je vous recommande d’écouter ce qu’il raconte à partir de 28’16″, sur l’enfant qui ne regarde pas la télé mais qui est en présence d’une télé allumée.

TV lobotomie

Evénement : projection de « L’Odyssée de l’empathie » à Rochefort mardi 14 juin

Bonjour,

Mardi 14 juin à 20 heures, Bouts de ficelle vous invite à une projection unique du film l’Odyssée de l’empathie, en association avec l’OVEO et le Parti Socialiste.

Rendez-vous au forum des Marais- Quai aux Vivres à Rochefort.

Cependant, comme il s’agit d’une projection privée et que le nombre de places est limité, il est nécessaire de réserver votre place par mail auprès de notre Trésorière, Maryse Martin : marysemartin17@gmail.com

Le film sera suivi d’un débat animé par Florence Pineau, thérapeute appréciée et bien connue des adhérents de Bouts de ficelle.

http://www.odyssee-de-l-empathie.com/bandeannonce.html

Zoom sur le projet de loi visant à abolir la violence faite aux enfants

http://printemps-education.org/2016/05/13/zoom-sur-le-projet-de-loi-visant-a-abolir-la-violence-faite-aux-enfants/

Qu’est-ce que la violence éducative ordinaire ?

La violence éducative ordinaire est l’ensemble des pratiques coercitives et/ou punitives utilisées, tolérées, voire recommandées dans une société pour éduquer les enfants. Sa définition varie selon les pays, les époques, les cultures… La VEO est la partie invisible de la violence faite aux enfants, car considérée comme acceptable, voire souhaitable pour une “bonne éducation”.
Maltraitance : c’est la violence perçue comme inacceptable et dénoncée à tous les niveaux

Violence éducative ordinaire : c’est la violence à l’égard des enfants qui est acceptée par tous, considérée comme normale
→ Violence physique (gifler, fesser, pincer, tirer les oreilles ou les cheveux, donner des coups de pied, secouer, saisir brutalement, bousculer, pousser… mais aussi contraindre l’enfant dans une position inconfortable, l’attacher, l’enfermer, le priver de nourriture…)

→ Violence verbale (crier, injurier, se moquer…)

→ Violence psychologique (faire honte, humilier, mentir, menacer, culpabiliser, rejeter, retirer son amour, pratiquer le chantage affectif…)
Sans prise de conscience et sans information, la violence éducative se perpétue de génération en génération : → reproduction du schéma familial vécu → croyance aux vertus éducatives et d’obéissance de la VEO → méconnaissance de ses conséquences → interprétation erronée des comportements des enfants par manque d’information sur leurs besoins et leur développement

Conséquences de la VEO

Si les conséquences physiques sont visibles à court terme (douleurs voire ecchymoses, fractures, traumatismes, lésions…), les conséquences moins connues se déclarent le plus souvent à moyen et long terme : frein du développement cognitif, accroissement de l’agressivité, effets nocifs sur l’état de santé (perte de mémoire, affaiblissement du système immunitaire, hypertension, ulcère, problème de peau, prise de poids, troubles digestifs). À l’âge adulte, on constate un accroissement des risques de suicide, cancer, troubles cardiaques, asthme, comportements agressifs, troubles mentaux, dépression et problèmes sexuels. Les études des dernières années ont même révélé un impact sur notre descendance à travers la modification du génome.

http://www.oveo.org/presentation-de-la-proposition-de-loi-visant-a-abolir-la-violence-faite-aux-enfants/

Le 20 avril 2016 à 15h, les députés Édith Gueugneau et François-Michel Lambert ont tenu une conférence de presse à l’Assemblée Nationale pour présenter le projet de proposition de loi visant à abolir la violence faite aux enfants.

Dossier de presse : http://www.oveo.org/wp-content/uploads/2016/04/OVEO_DossierPresse-PPL_Abolition_violences.pdf

Maryse MARTIN – Trésorière de Bouts de ficelle

PS : http://www.bernardlalande.fr/violence-educative-ordinaire/

30 avril : journée de la non-violence éducative

A l’occasion de cette journée, nous vous proposons de vous reporter au très bel article de Christel Hervé :

http://www.christelassmatguignen.com/2016/04/violences-educatives-une-loi-pourquoi-faire-1ere-partie.html

Bientôt, Bouts de ficelle participera à son tour à cette grande prise de conscience en vous proposant un événement à partager ensemble.

Rendez-vous dans quelques jours !

… et bonne année !

Toute l’équipe de Bouts de ficelle vous adresse ses meilleurs souhaits pour l’année à venir !

Joyeux Noël !

Nous vous souhaitons de passer une bonne journée et une bonne soirée et encore une autre bonne journée !

Ci-joint un sapin à colorier…

L’ocytocine, hormone de l’amour

En cette période de fêtes, parlons un peu d’amour avec Catherine Guéguen. Et lisons ce qu’en dit le blog Apprendre à éduquer :

https://youtu.be/6wAQBGgW0Uo

Ocytocine

On le sait tous intuitivement : l’amour est fondamental pour vivre ! Les neuroscientifiques du 21° siècle nous le démontrent : à chaque fois qu’on s’occupe d’un enfant, qu’on le materne (prendre soin, réconforter, sécuriser), il sécrète de l’ocytocine.

L’ocytocine est l’hormone qui permet aux êtres humains d’avoir de l’empathie, d’aimer. Elles nous déstresse et nous donne confiance : sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines. [...] suite ici


La sécrétion d’ocytocine

L’ocytocine est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle douce :

  • les mots doux
  • la tétée
  • les contacts tendres
  • les caresses
  • les baisers
  • l’orgasme
  • le simple contact de l’eau chaude

L’ocytocine est également sécrétée sans contact physique lors :

  • d’une relation agréable
  • d’une interaction harmonieuse
  • d’une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un simple échange de regards
  • de l’évocation des êtres que nous aimons

Les racines de l’horreur dans le berceau

En ces temps troublés, revoyons quelques textes qui nous poussent à continuer à œuvrer pour le développement de l’éducation bienveillante :

  • Les racines de l’horreur dans le berceau

par Alice Miller
Tuesday 01 January 2002

Il y a, en tout dictateur, massacreur ou terroriste, aussi terrible soit-il et sans aucune exception, un enfant qui fut autrefois gravement humi1ié, et qui, pour survivre, a dû totalement nier ses sentiments de complète impuissance. Mais ce déni radical de la souffrance endurée a entraîné un vide intérieur, et, chez beaucoup de ces êtres, un arrêt du développement de la capacité innée de compassion. Détruire des vies humaines, y compris la leur, réduite à l’état de vide, ne leur pose aucun problème.

Aujourd’hui nous pouvons découvrir sur les écrans d’ordinateurs des lésions provoquées sur le cerveau des enfants battus ou privés de soins. De nombreux articles de spécialistes de la recherche sur le cerveau, entre autres de Bruce D. Perry, qui est également pédopsychiatre, nous apportent de précieuses informations sur ce sujet.

A mon point de vue, et à la lumière de mes recherches sur l’enfance des plus cruels dictateurs, tels Hitler, Staline, Mao et Ceausescu, le terrorisme et les récents attentats constituent une démonstration macabre mais précise de ce que subissent sous couvert d’éducation, des millions et des millions d’enfants de par le monde, sans que la société, hélas, accepte de s’en rendre compte. Nous, les adultes, nous avons tous, à présent, été soudain plongés dans ce que des multitudes d’enfants vivent quotidiennement. Ils se trouvent impuissants, sans voix, tremblants, face à la violence déroutante, brutale, inconcevable, de leurs parents, qui se vengent sur eux des souffrances non intégrées, parce qu’elles sont restées niées, de leur propre enfance. Il nous suffit de nous rappeler ce que nous avons ressenti ce 11 septembre 2001 pour nous faire une idée de cette souffrance et en prendre la mesure. Nous avons tous été saisis d’horreur, d’épouvante et de terreur. Cependant, on continue à négliger les liens entre enfance et terrorisme. Il est temps de prendre au sérieux le langage des faits.

D’après les statistiques (Olivier Maurel, La Fessée, Editions La Plage 2001) plus de 90% de la population mondiale reste fermement convaincue qu’il faut battre les enfants et ce pour leur bien. Comme, du fait de cet état d’esprit, nous avons presque tous subi des humiliations nous ne nous rendons même pas compte de sa cruauté. Aujourd’hui le terrorisme, comme jadis l’Holocauste et d’autres atrocités, montre les conséquences du système punitif sous lequel nous avons grandi. L’horreur du terrorisme tout un chacun peut la voir à la télévision, mais l’horreur vécue par tant d’êtres humains durant toute leur enfance n’apparaît que très rarement dans les médias car nous avons tous appris, dès nos plus jeunes années, à refouler les souffrances, à rester aveugles à la vérité et à nier l’absolue impuissance d’un enfant humilié devant l’adulte assoiffé de pouvoir.

Contrairement à ce que l’on croyait jusqu’à une époque récente, nous ne venons pas au monde avec un cerveau complètement formé : il se développe durant les premières années de la vie. Et ce que l’on fait à l’enfant au cours de cette période, en bien comme en mal, laisse souvent des traces indélébiles. Car notre cerveau conserve la mémoire corporelle et émotionnelle – bien que, hélas ! pas forcément mentale – de tout ce qui nous est arrivé. Si l’enfant n’a pas, à ses côtés, de témoin secourable pour l’assister, il apprend à magnifier ce qu’il a connu: la cruauté, la brutalité, l’hypocrisie et l’ignorance. Car l’enfant n’apprend que par imitation, et non point ce qu’on cherche à lui inculquer par de belles paroles bien intentionnées. Plus tard, celui qui aura grandi sans témoin secourable et sera devenu instigateur de massacres, tueur en série, parrain de la Mafia ou dictateur, exercera – ou contribuera à exercer sur des peuples entiers, une fois qu’il en aura le pouvoir, la même terreur que celle qu’il aura subie et connue dans sa propre chair durant son enfance.

Malheureusement, la plupart d’entre nous se refusent à voir ces liens de cause à effet, car ce savoir les obligerait à ressentir leur propre douleur, autrefois réprimée. Ils s’en tiennent donc à la stratégie de l’enfance, s’obstinent dans le déni. Cependant, les événements que nous venons de vivre nous montrent que l’heure est venue de dire qu’il n’est plus possible de continuer ainsi. Nous devons nous dégager du vieux système traditionnel axé sur le châtiment et les représailles qui nous permet de déguiser nos réactions sous le terme d’éducation. Nous ne devons évidemment pas nég1iger notre protection. Mais les vidéo-caméras à l’école ne résoudront pas le problème. La violence que les enfants apportent à l’école, ils l’ont apprise déjà chez leurs mères à l’age d’un an et demi ou plus tôt. Selon un sondage mené en France, 89% des mères se sont rappelé qu’elles ont commencé à donner des tapes sur les mains ou des fessées à l’age de 1,8 an en moyenne. Les 11% ne pouvaient se rappeler l’age exact mais aucune mère n’a dit qu’elle n’avait pas du tout tapé ses enfants. Pour éviter les guerres à l’avenir il nous faut une loi interdisant cette pratique et il nous faut chercher et mettre à l’épreuve d’autres formes de communication avec les enfants que celles que nous a enseignées notre éducation, et qui, elles, reposeront sur le respect et ne conduiront pas à de nouvelles humiliations. On peut punir l’enfant de la façon la plus brutale et mettre fin à la désobéissance, mais on ne peut effacer les effets des humiliations qu’on lui inflige. Celles-ci se retourneront contre la société.

Les enfants battus et humiliés dès le début de leur vie et qui grandissent sous des conditions totalitaires ne connaissent que l’état de guerre et ils l’imposent aux autres car ils ne connaissent pas d’autres façons de communiquer. L’apprentissage de la communication pacifique et respectueuse commence dans le berceau. C’est pourquoi l’éducation sans violence est indispensable.

Il est grand temps de nous éveiller de notre long sommeil. Nous sommes des adultes, et, de ce fait ne sommes plus exposés aux dangers d’anéantissement qui, dans notre enfance, menaçaient effectivement, dans la réalité, beaucoup d’entre nous, et nous pétrifiaient de peur. C’est seulement dans notre enfance qu’il nous a fallu nier la vérité pour survivre. Adultes, nous pouvons apprendre à cesser d’ignorer l’évidence. Notre corps la connaît de toute façon. Il nous faut la saisir aussi mentalement, et devenir capable de comprendre les véritables mobiles de nos actes. Connaître notre histoire peut nous éviter d’utiliser des stratégies inefficaces envers nos enfants et de rester émotionnellement aveugle. Nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir regarder autour de nous, nous pouvons tirer les leçons de l’expérience et chercher des solutions nouvelles et créatives aux conflits. Même si, enfants, nous n’avons pu apprendre à nous fier à une communication empreinte de respect, il n’est jamais trop tard. Ce processus d’apprentissage nous le devons à nos enfants.

Notre changement de comportement envers nos enfants n’aura peut-être pas de résultats immédiats mais il n’en sera plus de même dans 20 ans, quand les enfants qui n’auront jamais été battus seront devenus adultes responsables et éclairés.

[...] suite sur le blog : http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?nid=3

© 2015 Alice Miller – tous droits réservés. Agence de communication digitale.

  • On ne nait pas terroriste, on le devient

Mise au point (mai 2015) : l’objet de cet article sur l’enfance des terroristes n’est pas de leur trouver des « excuses » (reproche qu’on entend régulièrement dans les médias – parfois à juste titre), mais bien d’expliquer comment ils ont pu en arriver là. Tous les terroristes ont eu une enfance terrible, sans laquelle ils seraient (comme la plupart d’entre nous) incapables d’une telle violence. La maltraitance dans l’enfance, et surtout la petite enfance, est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour qu’un enfant né innocent, apte à l’empathie et à la coopération, devienne un adulte capable de tuer au nom du « bien ». Si nous insistons sur cette explication presque complètement absente de la plupart des médias (et qui, encore une fois, n’est pas une « excuse »), c’est bien dans une optique de prévention.

Un article d’Anne Tursz (auteur du livre Les Oubliés) publié seulement le 16 avril sur le blog du Huffington Post vient à point nommé expliciter clairement cette différence de point de vue : Pourquoi ou comment devient-on terroriste ? Citation : « Il faut bien faire la différence entre l’excusable et l’explicable. Comme le dit Alice Miller dans C’est pour ton bien, « la véritable compréhension sur le mode émotionnel n’a rien à voir avec une pitié ni un sentimentalisme de bas étage ».


Les hommes qui, le 7 janvier, sont entrés dans les locaux de Charlie-Hebdo pour tuer des dessinateurs pacifiques, des journalistes d’opinion en pleine conférence de rédaction, ces hommes ont une histoire. En tant que membres de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, nous ne croirons jamais que des enfants élevés avec amour et respect, sans châtiments corporels, sans autres humiliations d’aucune sorte, puissent devenir un jour des assassins et prétendre défendre des idées par ce moyen. Ces hommes avaient besoin de vengeance, et ils en avaient besoin bien avant ce passage à l’acte délirant.
[...] suite ici : http://www.oveo.org/on-ne-nait-pas-terroriste-on-le-devient/

Etre et devenir, jeudi 9 juillet à 20 h

http://www.cgrcinemas.fr/olympia/film/time-of-my-life/

Venez voir ce film à 20h, et participer au temps d’échange qui suivra.

Plus d’info sur le site :
http://etreetdevenir.com/EED.fr.html#Videos

Revue de presse :
http://etreetdevenir.com/EED.fr.html#RP

Bouts de ficelle et le Printemps de l’éducation

C’est vendredi 13 mars à Rochefort :

Le mouvement Colibris (1) est partenaire de l’association nationale « Le printemps de l’éducation », avec pour intention d’inviter nos réseaux respectifs à travailler ensemble, s’ils le souhaitent, et s’ils le peuvent, sur tout le territoire. C’est d’ailleurs dans cette collaboration que la campagne la campagne Colibris « (R)êves d’école » avait débuté l’année dernière en octobre, et c’est dans ce même esprit que le centre d’éducation biocentrique Rochelais « CELAVIE » et le groupe local « Colibris 17 Pays Rochelais » ont décidé de collaborer pour l’organisation d’une étape locale du « Tour de France du Printemps de l’Education »
http://www.printemps-education.org/

Le Printemps de l’éducation a pour ambition de remettre l’enfant au cœur de l’éducation et de contribuer à rendre les enfants heureux. Sa vision se base sur le constat qu’il est grand temps de permettre aux enfants d’apprendre dans la joie, la créativité, l’autonomie, le respect, la coopération, la paix, en lien avec la nature et le vivant afin qu’ils deviennent citoyens du monde.

Pour son 1er évènement, le centre d’éducation biocentrique « CELAVIE » de La Rochelle a invité l’école Montessori-Freinet de Vandré « Envie d’Ecole », l’école Montessori du Douhet « l’île aux enfants », l’association « Bouts de ficelle », l’association « Education émotionnelle » de Saintes, Mickael Boutin de l’association « Printemps de l’éducation », et le groupe local « Colibris 17 Pays Rochelais » à témoigner de leurs expériences en pédagogie alternative ou de leur raison d’être en rapport avec cette thématique.

Aussi, c’est dans cet esprit d’inspiration collective et dans son rôle d’INSPIRER, RELIER ET SOUTENIR que le groupe local vous relaie cette information, pour vous inviter à venir partager avec nous vos (R)êves d’écoles…

Vendredi 13 mars 2015 à partir de 18h en auberge espagnole (chacun amène un plat à manger sur le pouce ou une boisson)
au Palais des Congrès – Salle Pierre Loti
Parking de l’Arsenal – ROCHEFORT sur Mer

Merci de faire circuler largement l’information dans vos réseaux, et auprès des parents d’élèves.

Salutations Printanières.

Le groupe local « Colibris 17 Pays Rochelais »
Contact: Cédric Arlabosse (Coordinateur) au 0614037686
http://colibris.ning.com/group/groupe-local-17-pays-rochelais

(1) http://www.colibris-lemouvement.org/

http://www.printemps-education.org

CELAVIE

Centre d’Education Biocentrique
17000 LA ROCHELLE
Marilyn Vinet Rivalland: 06 74 63 42 22
Jacques Vivier: 06 11 43 04 53

Fessée or not fessée ?

Vidéo de l’émission Allo docteurs

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-la-fessee-une-exception-francaise–14787.asp?1=1

La fessée : une exception française ?

Par La rédaction d’Allodocteurs.fr
rédigé le 6 novembre 2014, mis à jour le 6 novembre 2014

La fessée donnée aux enfants, et plus largement les châtiments corporels, sont illégaux dans 23 pays européens, mais pas en France. À l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui sera célébré le 20 novembre 2014, Magali Cotard s’est intéressée à cette exception française.

Image : cc-by-sa Bundesarchiv – Vidéo : Chronique de Magali Cotard du 5 novembre 2014

Depuis une trentaine d’années, les mentalités ont beaucoup évolué en Europe sur les méthodes éducatives. De nombreux pays ont choisi d’interdire toute violence à l’égard des enfants, y compris des formes de violence parfois jugées plus légères comme la fessée ou la gifle. La Suède a été le premier pays à interdire la fessée dès 1979, mais la Suède n’est plus du tout seule en Europe. 23 pays ont désormais interdit la fessée. C’est par exemple le cas de l’Allemagne, de la Pologne, de l’Ukraine, la Hongrie, la Bulgarie ou encore de l’Espagne, de la Grèce et au Portugal. La France fait aujourd’hui figure de pays isolé, apparaissant comme l’un des derniers bastions où l’on peut fesser ses enfants.

La France est-elle hors la loi ?

Clairement, la France ne respecte pas son engagement à deux textes qu’elle a signés. Le premier est la Convention internationale des droits de l’enfant, dont on va célébrer les 25 ans, le 20 novembre 2014. À l’article 19, les Etats s’engagent à « protéger l’enfant contre toute forme de violence ». Le deuxième texte est la charte sociale européenne, ratifiée par la France en 1999 dans laquelle les pays s’engagent à « protéger les enfants contre la négligence, la violence ou l’exploitation ». Dans les deux cas, les signataires s’engagent à se doter d’une loi interdisant tous les châtiments corporels.

Mais le gouvernement français estime que sa législation est suffisante et refuse d’aller plus loin. La raison : les Français sont très attachés à leur droit de correction… 87% des Français donnent régulièrement la fessée à leur enfant. Et à chaque fois que des députés ont tenté de faire changer la loi, cela n’a jamais fonctionné. La dernière tentative remonte au mois de mai 2014, dans le cadre de la loi sur la famille. Mais le projet a été retiré au dernier moment sous la pression du gouvernement.

Mais les Français ont beau résister, le débat sera bientôt relancé puisqu’une plainte a été déposée contre la France par une ONG britannique de défense des droits de l’enfant pour le non respect de la charte européenne. Et la France devrait être prochainement rappelée à l’ordre par le Comité européen des droits sociaux.

La France mérite-t-elle des claques ?

Si la France s’accroche à son droit de correction, les Suédois, eux, ont du mal à le comprendre. Quand les Suédois ont interdit la fessée en 1979, eux aussi ont été confrontés à l’impopularité de la loi, qui était à l’époque totalement novatrice. 70% des Suédois étaient contre. Mais 35 ans plus tard, ils sont 92% à défendre leur loi, puisque entre temps ils ont beaucoup évolué, ont compris qu’il était possible d’éduquer les enfants autrement, et ils ne comprennent même pas qu’on puisse autoriser des adultes à lever la main sur leur enfant.

Dans un documentaire de Marion Cuerq, intitulé « Si j’aurais su… je serais né en Suède« , visible dans son intégralité sur le site de l’OVEO, l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, la réalisatrice a eu la bonne idée de poser aux Suédois la question suivante  : « En France, la fessée est légale, qu’en pensez-vous ? ». Et le regard porté sur la France est sans concession. Quand on entend les réponses, on a l’impression que les parents français maltraitent leurs enfants… Or, la plupart des parents prétendent que la petite fessée n’a rien de violent.

Les conséquences des châtiments corporels

Evidemment la petite fessée n’est pas de la maltraitance, mais aujourd’hui on sait que toute violence, même légère, est nocive pour l’enfant. Plus de 150 études se sont intéressées à la fessée ou à la petite claque. Toutes, sans exception, montrent les conséquences négatives. Les enfants ayant reçu des châtiments corporels sont plus agressifs que les autres. Quand ces châtiments sont répétés, le fonctionnement de certaines régions du cerveau est modifié. Avec pour conséquences, plus tard, un risque de dépendance plus important aux drogues ou à l’alcool.

Des études suggèrent même que les fessées ou les gifles ont un impact négatif sur le QI et les facultés d’apprentissage. À l’inverse, aucune étude n’a montré de bénéfice de ces châtiments corporels par rapport à une éducation sans violence. Donc non seulement ces châtiments peuvent faire mal, mais en plus ils ne servent à rien… Une étude fait réfléchir, il s’agit de l’étude d’une psychologue américaine qui a démontré, que la plupart du temps, l’enfant n’est pas fessé en fonction de la gravité de sa bêtise, mais de l’état de stress ou de fatigue de ses parents.

Le modèle suédois

Depuis 2009, il y a eu quelques condamnations. Un couple a été condamné à neuf mois de prison pour avoir fessé ses enfants depuis leur plus jeune âge, parfois avec des objets. Les parents ont expliqué à la justice que la Bible était au dessus des lois et qu’elle leur recommandait de fesser leurs enfants. Mais cela est exceptionnel, et pendant les trente années qui ont suivi le vote de la loi, aucun parent n’avait été condamné. Il est donc possible de faire changer les mentalités sans envoyer les parents en prison. Et cette interdiction a eu un intérêt majeur, c’est la diminution de la maltraitance.

La petite fessée ne correspond pas à de la maltraitance, mais quand la loi autorise à frapper un enfant, même légèrement, chez les parents les plus fragiles, cela peut entraîner une escalade dans la violence. Et aujourd’hui, en Suède, les morts d’enfants par maltraitance sont extrêmement rares, alors qu’en France, deux enfants meurent chaque jour sous les coups de leurs parents… Il faut aussi tenir compte de ça dans le débat pour ou contre la fessée.

Si la loi passe un jour, il faudra aussi donner les moyens d’accompagner, de proposer des solutions aux parents un peu perdus qui devront apprendre à imposer des limites aux enfant sans violence, ce qu’ont très bien su faire les autorités suédoises.

VOIR AUSSI

2015

En ce début d’année, l’équipe de Bouts de ficelle vous souhaite le meilleur, le génial, la surprise, le plus chouette, les amitiés sincères, la folie douce, l’aboutissement des projets, la réalisation des souhaits et surtout de l’énergie et de la ténacité pour toutes les bonnes résolutions débutées, ainsi que de la bienveillance, de l’amour et de la joie au quotidien !

Flory, Antoine, Véronique, Maryse, Eddy, Stéphanie, Isabelle, Mallory

Éliminer la maltraitance, pourquoi nous sommes tous impliqués ?

Un article intéressant sur le blog de Catherine Dumonteil-Kremer :
http://www.cdumonteilkremer.com/article-eliminer-la-maltraitance-pourquoi-nous-sommes-tous-impliques-123413161.html

Le 30 avril : journée de la non violence éducative

Ici chez Bouts de ficelle : http://www.boutsdeficelle.net/news/soiree-discussion-autour-du-documentaire-%C2%AB-si-j%E2%80%99aurais-su-je-serais-ne-en-suede-%C2%BB-jeudi-10-avril-7537″>

et là :

https://www.youtube.com/watch?v=L_kvNCTTNEw

« Ça montre que lorsque les enfants sont à la fois aimés, qu’ils ont des exemples structurants et d’altruisme, qu’ils sont respectés, eh bien, toutes leurs qualités humaines se développent et ils sont capables d’avoir des comportements, que nous avons tendance à juger héroïques ou extraordinaires, mais qui sont peut-être simplement des comportements humains chez des gens qui n’ont pas été abimés dans leur enfance. »

Olivier Maurel

Ps : je vous recommande de jeter un oeil au livret « Sans fessée, comment faire », à télécharger gratuitement ici : http://www.wmaker.net/maisonenfant/downloads/

Soirée discussion autour du documentaire : « Si j’aurais su, je serais né en Suède » jeudi 10 avril

Soirée discussion autour du documentaire : « Si j’aurais su, je serais né en Suède »
jeudi 10 avril 20h – 22h30
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Par ses reportages à travers la Suède d’aujourd’hui, Marion Cuerq décrit dans son film: « Si j’aurais su… Je serais né en Suède » comment il fait bon vivre en Suède.

Après 35 années de mise en application d’une loi interdisant tout châtiment corporel au sein de la famille, nous constatons qu’après deux générations seulement, cela apporte un bien-être familial et un mieux vivre au sein de la société suédoise.

http://www.youtube.com/watch?v=99Fa4IEKmzQ

Après la projection du film (1h20), Maryse, membre active de l’observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO), nous accompagnera dans nos partages. Cette discussion nous amènera à réfléchir ensemble à la violence éducative ordinaire et à comment aller progressivement vers une parentalité positive et non violente.

Pour nous aider dans l’organisation de la soirée, merci de vous inscrire au lien suivant: https://doodle.com/rn5ws6mniza96fwd

Cette rencontre aura lieu à l’espace Michel Crépeau – salle Chassiron – rue Lauzières à Nieul sur mer.
Renseignements si besoin en contactant Maryse au  06.76.84.13.37.

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