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Les cris bloquent le cerveau des enfants (Isabelle Filliozat)

http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Hausser la voix ne sert à rienPlus on crie, moins l’enfant comprend.
Souvent, lorsqu’un parent crie, ce n’est pas contre l’enfant, c’est parce que lui-même éclate.

De plus, nous avons tendance à faire écho à l’éducation que nous avons nous-même reçue. Nous répétons de manière inconsciente les mots et les gestes que nos parents avaient envers nous lorsque nous étions plus jeunes et que nous nous faisions disputer.

Nos neurones miroirs nous jouent un tour et nous faisons du mimétisme avec notre parent.

Parfois, on peut aussi faire le contraire pour ne pas reproduire le modèle de nos parents ! Mais ceci n’est pas éducatif.

Solution > La chaîne ne peut se rompre que si l’on prend conscience que cette réaction n’était pas la bonne de la part de notre propre parent, et soigner notre enfant intérieur d’une blessure (peur ou humiliation) pas tout à fait guérie.

La parentalité positive nous oblige ainsi à désapprendre tous ces automatismes et à gérer les situations de façon éducative.

A chaque fois que vous vous surprendrez à sentir cette exaspération qui monte, respirez et rappelez-vous votre histoire.

La suite ici, avec une vidéo d’Isabelle Filliozat expliquant pourquoi et comment les cris n’ont pas l’effet escompté : http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Isabelle Filliozat – finis les cris

https://youtu.be/xThlUmhO2yM

30 avril : journée de la non-violence éducative

A l’occasion de cette journée, nous vous proposons de vous reporter au très bel article de Christel Hervé :

http://www.christelassmatguignen.com/2016/04/violences-educatives-une-loi-pourquoi-faire-1ere-partie.html

Bientôt, Bouts de ficelle participera à son tour à cette grande prise de conscience en vous proposant un événement à partager ensemble.

Rendez-vous dans quelques jours !

Atelier Montessori samedi 26 mars à 10h

En complément des ateliers Montessori que Cécile Crottereau propose dans son école de Vandré, Céline Dabot vous invite à la rejoindre un autre samedi par mois dans son local de La Rochelle.

Cet atelier offre un espacé dédié qui permet aux parents d’accompagner leurs enfants (de 2 à 6 ans) dans la découverte et la mise en pratique de la pédagogie Montessori.

Des activités de découverte Montessori sont proposées aux tout-petits pour répondre à leurs besoins d’apprentissage de soi et du monde.

une-c3a9tagc3a8re-de-vie-pratique

(ici, matériel de la vie pratique : travail des versés, nettoyage d’un miroir).

L’atelier offre un environnement organisé afin de donner aux enfants des REPERES STABLES.
Il se présente sous la forme dun espace constitué d’étagères sur lesquelles sont placées et ordonnées des petits plateaux d’activités mises à la disposition des enfants.

Le MATERIEL DE DEVELOPPEMENT doit éveiller l’intérêt de l’enfant. Il est :
– esthétique : Les objets sont esthétiques, doivent être attirants et susciter l’envie de travaille
– ordonné : du plus simple au plus complexe

Les exercices sont répartis dans des espaces dédiés à des activités distinctes :

– AIRE OEIL-MAIN/LANGAGE
– AIRE CUISINE
– AIRE PRATIQUE
– AIRE SENSORIELLE

ACTIVITE PEDAGOGIQUE / OBJETS DE DEVELOPPEMENT
Le matériel pédagogique constitue un objet de développement en soi
–  Favoriser l’auto-éducation, la confiance et l’estime de soi
–  Privilégier le développement de l’ esprit de recherche de l’enfant
–  Manipuler : Le matériel est un support d’activité, un mode de découverte pour apprendre.
–  Pratiquer l’expérience. L’intelligence de l’enfant se construit par une série de  réactions à des expériences concrètes.

LA PLACE DES PARENTS
Les parents poseront sur leurs enfants un regard contenu et bienveillant. Se gardant de juger ou d’intervenir dans l’activité de l’enfant sauf en cas de mise-en-danger ou de détournement de l’activité.

L’aide sera toujours utile, l’intervention de l’adulte doit être pondérée et avisée.
L’enfant qui travaille ne doit pas être dérangé.

L’INTÉRÊT DES ATELIERS est de favoriser l’autonomie des tout-petits chez eux.

Chaque matériel incarne une difficulté de la vie pratique. Il faut qu’il se familiarise avec les outils quotidiens de sa culture pour les maîtriser et être autonome.

Chaque activité conceptualise une difficulté de la vie courante pour permettre à l’enfant de s’entraîner seul à son rythme et la pratiquer chez lui.

Comme par exemple, se servir un verre d’eau. Elle développe chez lui sa capacité d’autonomie et son estime de soi.
Par cette pratique, l’enfant développe progressivement sa concentration et son intérêt toujours plus croissant pour la culture et des activités plus abstraites.

Il s’agit également de changer de regard sur l’enfant, et de s’adapter à son rythme d’apprentissage.

MONTESSORI FAVORISE LA CONFIANCE ET L’ESTIME DE SOI DE L’ENFANT PAR L’EXPERIENCE

Céline Dabot, maman de deux enfants de 4 et 13 ans s’est formée avec Papachapito, puis à l’Institut Supérieur Maria Montessori à Nogent-sur-Marne pour les 3-6ans et les 0-3ans.

Elle vous accueillera dans son atelier au 32, avenue Amerigo Vespucci.


Date : samedi 26 mars 2016
Coût
: 7 euros par enfant. Horaire : 10 à 11 heures. Il y a la place pour 5 enfants à la fois, si besoin un deuxième groupe sera créé de 11h à midi.
Inscription obligatoire sur le sondage Framadate suivant :
https://framadate.org/HPOGOBTRf8sOMtzw

Ces ateliers sont réservés aux adhérents de Bouts de ficelle. Adhésion possible sur place, ou par courrier (formulaire ici)

Atelier parents-enfants Montessori à Vandré Samedi 12 mars 2016 de 10h00

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Atelier parents-enfants Montessori à Vandré
Samedi 12 mars 2016 de 10h00 à 11h30
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Pour la troisième année consécutive, nous avons le plaisir de collaborer avec Cécile Crottereau qui propose aux adhérents de Bouts de ficelle des ateliers de pédagogie Montessori pour les enfants entre 2 ans ½ et 6 ans. Ces ateliers se déroulent au sein même de l’école « l’Envol » qu’elle a ouverte en septembre 2013.

Cette série d’ateliers mensuels va initier l’enfant à apprendre de façon différente, permettre aux parents de faire connaissance avec cette approche particulière en observant leur enfant face au matériel, et aussi de faire connaissance avec cette  nouvelle école alternative.

Au cours des ateliers, les enfants pourront utiliser un matériel beau et varié de vie pratique et de vie sensorielle.

L’enfant va choisir le matériel qu’il souhaite et Cécile ou Aurélie lui montrera comment on l’utilise au cours d’une présentation. Ensuite, il pourra s’en servir seul, aussi longtemps et aussi souvent qu’il le souhaitera.

L’objectif premier de cette pédagogie est le développement de la confiance en soi, de la motivation, de la maitrise de soi, de la concentration, de la curiosité et des capacités d’adaptation, qualités indispensables pour s’intégrer au monde de demain.

« L’enfant est le constructeur de l’homme et il n’existe pas d’homme qui n’ait été formé par l’enfant qu’il a été » (Maria Montessori, L’esprit absorbant)


Cet atelier est ouvert aux familles adhérentes de Bouts de ficelle ou de l’association Envie d’école.

Inscription obligatoire sur le lien suivant : http://doodle.com/poll/5mzgq8yrf9rzkqh8

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Véronique de Bouts de ficelle au 06.95.18.81.66, ou Cécile (la directrice de l’école, le jour même, si besoin) au: 06.77.11.45.92.

Le coût est de 7 euros par enfant, et le lieu: les jardins de Vandré- 77 rue de l’Obrée – 17700 VANDRE (proche de Surgères).

POUR UN MEILLEUR CONFORT, APPORTER DES CHAUSSONS POUR LES PARENTS ET LES ENFANTS !

(prochains ateliers : samedi 14 mai et samedi 11 juin)

La parentalité positive, qu’est-ce ?

Ce terme de « parentalité positive » est souvent employé chez Bouts de ficelle. Parfois on nous demande ce que ça signifie vraiment, si ce n’est pas une façon de dire qu’il existe une « parentalité négative », auquel cas certains se sentent mal jugés. Mais ce n’est pas ça. Je vous invite à lire la page que Catherine, notre ancienne présidente, a créée sur son site. Tout est bien expliqué. Bonne lecture :
http://www.parenthousiasme.fr/parentalite-positive-creative/

« Le concept de parentalité positive est apparu au cours des années 2000. Il a été formalisé par le conseil de l’Europe en 2006. Il s’inspire des travaux des pionniers Marshall Rosenberg, Carl Rogers, Thomas Gordon, Alice Miller, Adèle Faber et Elaine Mazlish …

Et il est en évolution permanente et se nourrit des apports d’auteur(e)s et chercheurs(euses) contemporain(e)s :  Catherine Dumonteil-Kremer, Isabelle Filliozat, Claude Didierjean-Jouveau, Michel Odent, Edwige Antier, Olivier Maurel, Catherine Gueguen

La définition du Conseil de l’Europe

Le texte ci-dessous est issu de la plaquette La parentalité positive éditée par le Conseil de l’Europe.

La parentalité positive renvoie à un comportement parental qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits, comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui prend aussi en compte les besoins et les ressources des parents. Les parents qui agissent ainsi veillent au bien-être de l’enfant, favorisent son autonomie, le guident et le reconnaissent comme un individu à part entière. La parentalité positive n’est pas une parentalité permissive : elle fixe les limites dont l’enfant a besoin, de manière à l’aider à s’épanouir pleinement. La parentalité positive respecte les droits de l’enfant et favorise l’éducation dans un milieu non violent.

Le concept de parentalité positive se fonde sur la série de principes fondamentaux suivants.

Les parents devraient apporter à leurs enfants :

  • une éducation affective – en répondant à leur besoin d’amour, d’affection et de sécurité ;
  • des structures et des orientations – en leur donnant un sentiment de sécurité, en instaurant des règles de vie et en fixant les limites voulues ;
  • une reconnaissance – en les écoutant et en les appréciant en tant qu’individus à part entière ;
  • une autonomisation – permettant de renforcer chez eux le sentiment de compétence et de contrôle personnel ;
  • une éducation non violente – excluant tout châtiment corporel ou psychologiquement humiliant. Les châtiments corporels constituent en effet une violation du droit de l’enfant au regard de son intégrité physique et de sa dignité humaine.

[...] la suite ici

Atelier Montessori avec Céline – NOUVEAU – samedi 23 janvier

En complément des ateliers Montessori que Cécile Crottereau propose dans son école de Vandré, Céline Dabot vous invite à la rejoindre un autre samedi par mois dans son local de La Rochelle.

Cet atelier offre un espacé dédié qui permet aux parents d’accompagner leurs enfants (de 2 à 6 ans) dans la découverte et la mise en pratique de la pédagogie Montessori.

Des activités de découverte Montessori sont proposées aux tout-petits pour répondre à leurs besoins d’apprentissage de soi et du monde.

une-c3a9tagc3a8re-de-vie-pratique

(ici, matériel de la vie pratique : travail des versés, nettoyage d’un miroir).

L’atelier offre un environnement organisé afin de donner aux enfants des REPERES STABLES.
Il se présente sous la forme dun espace constitué d’étagères sur lesquelles sont placées et ordonnées des petits plateaux d’activités mises à la disposition des enfants.

Le MATERIEL DE DEVELOPPEMENT doit éveiller l’intérêt de l’enfant. Il est :
– esthétique : Les objets sont esthétiques, doivent être attirants et susciter l’envie de travaille
– ordonné : du plus simple au plus complexe

Les exercices sont répartis dans des espaces dédiés à des activités distinctes :

– AIRE OEIL-MAIN/LANGAGE
– AIRE CUISINE
– AIRE PRATIQUE
– AIRE SENSORIELLE


ACTIVITE PEDAGOGIQUE / OBJETS DE DEVELOPPEMENT
Le matériel pédagogique constitue un objet de développement en soi
–  Favoriser l’auto-éducation, la confiance et l’estime de soi
–  Privilégier le développement de l’ esprit de recherche de l’enfant
–  Manipuler : Le matériel est un support d’activité, un mode de découverte pour apprendre.
–  Pratiquer l’expérience. L’intelligence de l’enfant se construit par une série de  réactions à des expériences concrètes.

LA PLACE DES PARENTS
Les parents poseront sur leurs enfants un regard contenu et bienveillant. Se gardant de juger ou d’intervenir dans l’activité de l’enfant sauf en cas de mise-en-danger ou de détournement de l’activité.

L’aide sera toujours utile, l’intervention de l’adulte doit être pondérée et avisée.
L’enfant qui travaille ne doit pas être dérangé.

L’INTÉRÊT DES ATELIERS est de favoriser l’autonomie des tout-petits chez eux.

Chaque matériel incarne une difficulté de la vie pratique. Il faut qu’il se familiarise avec les outils quotidiens de sa culture pour les maîtriser et être autonome.

Chaque activité conceptualise une difficulté de la vie courante pour permettre à l’enfant de s’entraîner seul à son rythme et la pratiquer chez lui.

Comme par exemple, se servir un verre d’eau. Elle développe chez lui sa capacité d’autonomie et son estime de soi.
Par cette pratique, l’enfant développe progressivement sa concentration et son intérêt toujours plus croissant pour la culture et des activités plus abstraites.

Il s’agit également de changer de regard sur l’enfant, et de s’adapter à son rythme d’apprentissage.

MONTESSORI FAVORISE LA CONFIANCE ET L’ESTIME DE SOI DE L’ENFANT PAR L’EXPERIENCE

Céline Dabot, maman de deux enfants de 4 et 13 ans s’est formée avec Papachapito, puis à l’Institut Supérieur Maria Montessori à Nogent-sur-Marne pour les 3-6ans et les 0-3ans.

Elle vous accueillera dans son atelier au 32, avenue Amerigo Vespucci.


Coût : 7 euros par enfant. Horaire : 10 à 11 heures. Il y a la place pour 5 enfants à la fois, si besoin un deuxième groupe sera créé de 11h à midi.
Inscription obligatoire sur le sondage Framadate suivant :
https://framadate.org/HPOGOBTRf8sOMtzw

Pour plus d’informations, contacter Céline au : 06 14 39 64 53


Café des parents à Rochefort – Lundi 18 janvier

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Café des parents à Rochefort
Lundi 18 janvier – 9h30 à 11h30
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CAF de Rochefort nous fait l’honneur de nous réserver l’espace des Abeilles pour que nous vivions un café des parents un lundi matin par mois à Rochefort.
Et c’est avec plaisir que Flory, Hélène et Carol vous accueilleront, vous et vos tout-petits, dans le respect des valeurs propres à Bouts de ficelle et de la parentalité positive.

Le café des parents est un rendez-vous pour sortir de chez soi, se rencontrer et échanger entre parents et futurs parents.

Ouvert à tous, membres et non membres de Bouts de ficelle, c’est tout simplement un créneau horaire pendant lequel nous vous proposons de nous réunir, nous rencontrer et boire une petite boisson. Pendant que nos bambins (et bébés) joueront, nous pourrons papoter entre parents et nous détendre hors de chez nous.

Le lieu: espace les z’abeilles 10 rue du docteur Peltier à Rochefort.
Vous pouvez contacter Flory pour tout renseignement complémentaire au: 06.62.73.06.90

… et bonne année !

Toute l’équipe de Bouts de ficelle vous adresse ses meilleurs souhaits pour l’année à venir !

Langage des signes pour bébés

Carol Ricaud, de l’Association Aujourd’hui et Deux Mains, adhérente et amie de Bouts de ficelle, organise des ateliers d’éveil et de communication. Elle travaille à St Agnant et envisage d’ouvrir à partir de janvier prochain une série d’ateliers bébés signeurs. Il faut constituer un groupe  de 4 à 5 parents et bouts de choux afin d’ouvrir cet atelier. Si vous êtes intéressé(e)s, n’hésitez pas à la contacter.

Intervenante en péri/parentalité,
Ateliers d’éveil et de communication,
Bienveillance et respect de l’enfant.

Tél : 06.36.65.34.45
17620 Saint Agnant

www.aujourdhuietdeuxmains.fr

FlyerBBsigneursV2

Les racines de l’horreur dans le berceau

En ces temps troublés, revoyons quelques textes qui nous poussent à continuer à œuvrer pour le développement de l’éducation bienveillante :

  • Les racines de l’horreur dans le berceau

par Alice Miller
Tuesday 01 January 2002

Il y a, en tout dictateur, massacreur ou terroriste, aussi terrible soit-il et sans aucune exception, un enfant qui fut autrefois gravement humi1ié, et qui, pour survivre, a dû totalement nier ses sentiments de complète impuissance. Mais ce déni radical de la souffrance endurée a entraîné un vide intérieur, et, chez beaucoup de ces êtres, un arrêt du développement de la capacité innée de compassion. Détruire des vies humaines, y compris la leur, réduite à l’état de vide, ne leur pose aucun problème.

Aujourd’hui nous pouvons découvrir sur les écrans d’ordinateurs des lésions provoquées sur le cerveau des enfants battus ou privés de soins. De nombreux articles de spécialistes de la recherche sur le cerveau, entre autres de Bruce D. Perry, qui est également pédopsychiatre, nous apportent de précieuses informations sur ce sujet.

A mon point de vue, et à la lumière de mes recherches sur l’enfance des plus cruels dictateurs, tels Hitler, Staline, Mao et Ceausescu, le terrorisme et les récents attentats constituent une démonstration macabre mais précise de ce que subissent sous couvert d’éducation, des millions et des millions d’enfants de par le monde, sans que la société, hélas, accepte de s’en rendre compte. Nous, les adultes, nous avons tous, à présent, été soudain plongés dans ce que des multitudes d’enfants vivent quotidiennement. Ils se trouvent impuissants, sans voix, tremblants, face à la violence déroutante, brutale, inconcevable, de leurs parents, qui se vengent sur eux des souffrances non intégrées, parce qu’elles sont restées niées, de leur propre enfance. Il nous suffit de nous rappeler ce que nous avons ressenti ce 11 septembre 2001 pour nous faire une idée de cette souffrance et en prendre la mesure. Nous avons tous été saisis d’horreur, d’épouvante et de terreur. Cependant, on continue à négliger les liens entre enfance et terrorisme. Il est temps de prendre au sérieux le langage des faits.

D’après les statistiques (Olivier Maurel, La Fessée, Editions La Plage 2001) plus de 90% de la population mondiale reste fermement convaincue qu’il faut battre les enfants et ce pour leur bien. Comme, du fait de cet état d’esprit, nous avons presque tous subi des humiliations nous ne nous rendons même pas compte de sa cruauté. Aujourd’hui le terrorisme, comme jadis l’Holocauste et d’autres atrocités, montre les conséquences du système punitif sous lequel nous avons grandi. L’horreur du terrorisme tout un chacun peut la voir à la télévision, mais l’horreur vécue par tant d’êtres humains durant toute leur enfance n’apparaît que très rarement dans les médias car nous avons tous appris, dès nos plus jeunes années, à refouler les souffrances, à rester aveugles à la vérité et à nier l’absolue impuissance d’un enfant humilié devant l’adulte assoiffé de pouvoir.

Contrairement à ce que l’on croyait jusqu’à une époque récente, nous ne venons pas au monde avec un cerveau complètement formé : il se développe durant les premières années de la vie. Et ce que l’on fait à l’enfant au cours de cette période, en bien comme en mal, laisse souvent des traces indélébiles. Car notre cerveau conserve la mémoire corporelle et émotionnelle – bien que, hélas ! pas forcément mentale – de tout ce qui nous est arrivé. Si l’enfant n’a pas, à ses côtés, de témoin secourable pour l’assister, il apprend à magnifier ce qu’il a connu: la cruauté, la brutalité, l’hypocrisie et l’ignorance. Car l’enfant n’apprend que par imitation, et non point ce qu’on cherche à lui inculquer par de belles paroles bien intentionnées. Plus tard, celui qui aura grandi sans témoin secourable et sera devenu instigateur de massacres, tueur en série, parrain de la Mafia ou dictateur, exercera – ou contribuera à exercer sur des peuples entiers, une fois qu’il en aura le pouvoir, la même terreur que celle qu’il aura subie et connue dans sa propre chair durant son enfance.

Malheureusement, la plupart d’entre nous se refusent à voir ces liens de cause à effet, car ce savoir les obligerait à ressentir leur propre douleur, autrefois réprimée. Ils s’en tiennent donc à la stratégie de l’enfance, s’obstinent dans le déni. Cependant, les événements que nous venons de vivre nous montrent que l’heure est venue de dire qu’il n’est plus possible de continuer ainsi. Nous devons nous dégager du vieux système traditionnel axé sur le châtiment et les représailles qui nous permet de déguiser nos réactions sous le terme d’éducation. Nous ne devons évidemment pas nég1iger notre protection. Mais les vidéo-caméras à l’école ne résoudront pas le problème. La violence que les enfants apportent à l’école, ils l’ont apprise déjà chez leurs mères à l’age d’un an et demi ou plus tôt. Selon un sondage mené en France, 89% des mères se sont rappelé qu’elles ont commencé à donner des tapes sur les mains ou des fessées à l’age de 1,8 an en moyenne. Les 11% ne pouvaient se rappeler l’age exact mais aucune mère n’a dit qu’elle n’avait pas du tout tapé ses enfants. Pour éviter les guerres à l’avenir il nous faut une loi interdisant cette pratique et il nous faut chercher et mettre à l’épreuve d’autres formes de communication avec les enfants que celles que nous a enseignées notre éducation, et qui, elles, reposeront sur le respect et ne conduiront pas à de nouvelles humiliations. On peut punir l’enfant de la façon la plus brutale et mettre fin à la désobéissance, mais on ne peut effacer les effets des humiliations qu’on lui inflige. Celles-ci se retourneront contre la société.

Les enfants battus et humiliés dès le début de leur vie et qui grandissent sous des conditions totalitaires ne connaissent que l’état de guerre et ils l’imposent aux autres car ils ne connaissent pas d’autres façons de communiquer. L’apprentissage de la communication pacifique et respectueuse commence dans le berceau. C’est pourquoi l’éducation sans violence est indispensable.

Il est grand temps de nous éveiller de notre long sommeil. Nous sommes des adultes, et, de ce fait ne sommes plus exposés aux dangers d’anéantissement qui, dans notre enfance, menaçaient effectivement, dans la réalité, beaucoup d’entre nous, et nous pétrifiaient de peur. C’est seulement dans notre enfance qu’il nous a fallu nier la vérité pour survivre. Adultes, nous pouvons apprendre à cesser d’ignorer l’évidence. Notre corps la connaît de toute façon. Il nous faut la saisir aussi mentalement, et devenir capable de comprendre les véritables mobiles de nos actes. Connaître notre histoire peut nous éviter d’utiliser des stratégies inefficaces envers nos enfants et de rester émotionnellement aveugle. Nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir regarder autour de nous, nous pouvons tirer les leçons de l’expérience et chercher des solutions nouvelles et créatives aux conflits. Même si, enfants, nous n’avons pu apprendre à nous fier à une communication empreinte de respect, il n’est jamais trop tard. Ce processus d’apprentissage nous le devons à nos enfants.

Notre changement de comportement envers nos enfants n’aura peut-être pas de résultats immédiats mais il n’en sera plus de même dans 20 ans, quand les enfants qui n’auront jamais été battus seront devenus adultes responsables et éclairés.

[...] suite sur le blog : http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?nid=3

© 2015 Alice Miller – tous droits réservés. Agence de communication digitale.

  • On ne nait pas terroriste, on le devient

Mise au point (mai 2015) : l’objet de cet article sur l’enfance des terroristes n’est pas de leur trouver des « excuses » (reproche qu’on entend régulièrement dans les médias – parfois à juste titre), mais bien d’expliquer comment ils ont pu en arriver là. Tous les terroristes ont eu une enfance terrible, sans laquelle ils seraient (comme la plupart d’entre nous) incapables d’une telle violence. La maltraitance dans l’enfance, et surtout la petite enfance, est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour qu’un enfant né innocent, apte à l’empathie et à la coopération, devienne un adulte capable de tuer au nom du « bien ». Si nous insistons sur cette explication presque complètement absente de la plupart des médias (et qui, encore une fois, n’est pas une « excuse »), c’est bien dans une optique de prévention.

Un article d’Anne Tursz (auteur du livre Les Oubliés) publié seulement le 16 avril sur le blog du Huffington Post vient à point nommé expliciter clairement cette différence de point de vue : Pourquoi ou comment devient-on terroriste ? Citation : « Il faut bien faire la différence entre l’excusable et l’explicable. Comme le dit Alice Miller dans C’est pour ton bien, « la véritable compréhension sur le mode émotionnel n’a rien à voir avec une pitié ni un sentimentalisme de bas étage ».


Les hommes qui, le 7 janvier, sont entrés dans les locaux de Charlie-Hebdo pour tuer des dessinateurs pacifiques, des journalistes d’opinion en pleine conférence de rédaction, ces hommes ont une histoire. En tant que membres de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, nous ne croirons jamais que des enfants élevés avec amour et respect, sans châtiments corporels, sans autres humiliations d’aucune sorte, puissent devenir un jour des assassins et prétendre défendre des idées par ce moyen. Ces hommes avaient besoin de vengeance, et ils en avaient besoin bien avant ce passage à l’acte délirant.
[...] suite ici : http://www.oveo.org/on-ne-nait-pas-terroriste-on-le-devient/

Cette semaine, sur Facebook

Cette nouvelle rubrique devrait me permettre de rassembler ici les découvertes que je fais et partage sur Facebook. En effet, une page Facebook, c’est bien pratique, mais c’est très éphémère, et je regrette souvent d’avoir du mal à retrouver  facilement les liens et idées qui m’avaient intéressée.

Comme c’est la première fois que je fais ce genre d’article, je vais remonter un peu au-delà de la semaine.

  • Changer les habitudes dans les cantines, on y arrive peu à peu . Un exemple ici.
  • L’éducation bienveillante est-elle culpabilisante ?
  • Le paternage vu avec humour

  • Les sons des animaux
  • Une petite enquête pour un projet d’ouverture d’école Montessori à La Rochelle : cliquer ici pour y répondre
  • Un article sur le film « Alphabet » : ici
  • La rotation des jouets, comment s’organiser : ici
  • Un cheminement vers l’éducation bienveillante : ici
  • Que donner à manger à un bébé quand sa mère travaille à l’extérieur ? article de la LLL

Il y a aussi les petites images :

Ou les affiches :

Et aussi des vidéos :

Et des livres :

Bon, ce sera tout pour cette fois. Bonne lecture à ceux qui cliqueront sur les liens !
Véronique

Jeux de plage et pique-nique sur la plage à Chatelaillon Dimanche 20 septembre

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Jeux de plage et pique-nique sur la plage à Chatelaillon

Dimanche 20 septembre, de 11h30 à 16h30
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Comme chaque année, les familles de Bouts de Ficelle se retrouvent sur la plage pour profiter de l’arrière-saison et fêter la rentrée !

En admirant la remontée de l’océan, on innovera avec des jeux de plage variés qui plairont sûrement aux petits et aux grands …

Retrouvons-nous sur la plage, face à l’Hôtel Le Rivage (36 bd de la Mer). Prévoyez pique-nique, seaux, pelles, serviettes, pulls et ballons …

Vous n’êtes disponibles que sur un court créneau, venez quand même, c’est avant tout un prétexte pour se rencontrer et passer une bonne journée à plusieurs familles !

NB : En cas de temps maussade, Pascale pourra nous accueillir dans le salon de l’hôtel Le Rivage pour une auberge espagnole.

Pour bien organiser cet événement, merci de vous inscrire sur le lien suivant : https://doodle.com/tmcecmvahywax94g

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Véronique au 06 95 188 166.

Visite de la caserne des pompiers de La Rochelle Mercredi 30 septembre à 14h00

Visite de la caserne des pompiers de La Rochelle (Mireuil)
Mercredi  30 septembre à 14h00
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Ca y est ! rendez-vous est pris le mercredi 30 septembre à 14h. (durée jusqu’à 15h45 environ)

Cette visite fait partie des grands classiques de Bouts de ficelle, et petits, moyens, grands et très très grands sont toujours heureux de venir rencontrer les pompiers, leurs véhicules, leur humanisme, leur courage  …

Cette sortie est proposée gratuitement, sur inscription, à toutes les familles adhérentes de Bouts de ficelle (ou souhaitant le devenir : adhésion sur place possible).

Le nombre d’inscrits est limité à 15 enfants. Si vous êtes intéressés par la sortie, inscrivez-vous vite à ce lien :  https://doodle.com/nfmhsqmtfhk4drwc

Caserne de pompiers de Mireuil, Avenue du Général Mangin, 17000 La Rochelle

Contacter Maryse en cas de besoin : 06 76 84 13 37

Free hugs

Dans le livre au titre prometteur du docteur Frédéric Saldman « Le meilleur médicament c’est vous ! » (2013), j’ai noté un passage dans le chapitre sur la déprime et le stress qui donne quelques idées pour lutter contre le stress excessif :

LES MOYENS PHYSIQUES

Le toucher

Les Américains pratiquent souvent le « hug » pour se saluer, lorsqu’ils se retrouvent en couple ou entre amis. Le hug est une sorte d’accolade affectueuse qui consiste à serrer l’autre dans ses bras en le pressant. Il produit une intimité physique, les bras pouvant se nouer autour du cou ou s’appliquer avec affection sur le dos. Il traduit selon les circonstances de l’amitié, de l’amour, en tous les cas de la convivialité et de la familiarité. C’est une forme d’échange romantique dans un monde moderne, un vecteur d’émotion, de bonheur et de chaleur humaine, un signal fort de bienvenue et d’ouverture.

En Inde, une femme du nom de Amma a pratiqué ce hug sur plus de 30 millions de personnes. Cette femme, que beaucoup considèrent comme une divinité, est connue pour apporter à travers le hug de nombreux bienfaits à la personne qui le reçoit. Dans ces moments, elle transmets le darshan, une puissante énergie spirituelle. [...] C’est une expérience unique qui se vit avec émotion. On l’impression d’une immense énergie positive qui vous entoure, vous protège, vous apaise [...]

Une équipe de chercheurs aux Etats-Unis vient de décrypter les bienfaits du hug, tel qu’il se pratique dans leur pays. [...] Ils ont mis en évidence que cette pratique augmentait la sécrétion d’ocytocine (l’hormone que l’on peut qualifier de l’attachement à l’autre et du bien-être), diminuait la fréquence cardiaque et la pression artérielle tout en réduisant le stress.

Ensuite, il enchaîne sur les massages qui ont un effet anti-inflammatoire, mais c’est une autre histoire…

Cliquer sur le lien vers la vidéo bien connue :

https://www.youtube.com/watch?v=vr3x_RRJdd4

Free hugs

Petite pause estivale

Bonjour,

il y a peu d’animation par ici, et ça va rester calme encore quelques temps.
Nous vous souhaitons un bel été, et pour vous accompagner d’ici notre retour, voici des propositions de lectures et de conférence :
pour la lecture, nous vous suggérons « Les apprentissages autonomes », de John Holt. Et pour commencer sans plus attendre, voici le chapitre 1 en pdf, à télécharger ici : http://www.editions-instant-present.com/LAA/laa_chapitre1.pdf . Ce que peuvent faire les parents, beau programme pour les vacances !

Quant à la conférence, je vous propose d’écouter ou de réécouter Nicole Guédeney et sa conférence sur l’attachement :

http://www.boutsdeficelle.net/news/conference-sur-l%E2%80%99attachement-6790

On peut lire le livre de Nicole Guedeney sur l’attachement tout entier ici : http://www.yapaka.be/sites/yapaka.be/files/publication/TA_Lattachement_un_lien_vital_WEB.pdf

Bonnes lectures !

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