Catégorie : Ils/elles nous inspirent

Entre leurs mains, retour sur l’avant-première

La Poule pondeuse a rédigé comme à son habitude un article très bien troussé sur la soirée d’avant-première du documentaire sur l’accouchement à domicile dont nous avons parlé il y a quelques jours.

« J’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première du film Entre leurs mains, un documentaire sur l’accouchement à domicile. J’y allais un peu nez au vent, n’ayant pas trop suivi le projet, et j’ai eu une très bonne surprise. Après quelques minutes, j’ai été happée et je n’ai plus vu le temps passer. D’habitude je n’aime pas trop les documentaires militants (même quand ils militent pour des causes que je soutiens), qui ont une fâcheuse tendance à en faire des tartines aux dépens de l’honnêteté intellectuelle la plus basique. Ce n’est pas le cas d’Entre leurs mains, qui fait un excellent travail, tout en sobriété et en finesse. [...]

Nous vous invitons à découvrir la suite ici : http://www.poule-pondeuse.fr/2013/12/15/entre-leurs-mains/comment-page-1/#comment-286532

PS : petit bonus, les Monty Python et la machine qui fait ping :

Charte contre la Violence Educative Ordinaire (VEO)

Il y a quelques jours, le Conseil d’Administration de Bouts de ficelle a décidé de signer à son tour, au nom de l’association, cet

Appel pour la protection des enfants contre toute forme de violence

Les associations soussignées, considérant :

  • que la France a signé et ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, entrée en application le 6 novembre 1990 et dont l’article 19 demande à tous les États de « protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales » ;
  • que la France a signé et ratifié la Charte sociale européenne le 7 mai 1999, charte dont l’article 17 « exige une interdiction en droit de toute forme de violence à l’encontre des enfants, que ce soit à l’école ou dans d’autres institutions, à leur foyer ou ailleurs » ;
  • que l’article 55 de la Constitution française stipule que « les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois » ;
  • que l’état actuel de la législation française met les juges en grande difficulté (l’article 222-13 du Code Pénal condamne sévèrement les « coups et blessures volontaires », avec circonstances aggravantes lorsque les auteurs sont des ascendants ou des personnes ayant autorité sur les enfants. Mais les juges, devant l’importance des amendes et des peines d’emprisonnement encourues, préfèrent penser que les punitions corporelles, si elles n’ont pas entraîné de blessure notable, ne sont pas des « coups et blessures volontaires », mais de simples « punitions à visée pédagogique », ce qui les amène à prononcer des non-lieux. La jurisprudence confirme bien ainsi que les punitions corporelles échappent actuellement en France à toute législation) ;
  • que la Commission européenne des droits de l’homme et la Cour européenne des droits de l’homme ont déclaré que les châtiments corporels infligés aux enfants violaient la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
  • que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a demandé à tous les États européens, le 24 juin 2004, d’interdire le châtiment corporel des enfants, y compris les « petites fessées » ;
  • que le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a déjà demandé à plusieurs reprises à la France, en 1996 et en 2004, d’interdire dans sa législation toute forme de punition corporelle ou humiliante ;
  • que l’Organisation mondiale de la santé a clairement établi, dans son rapport sur la violence et la santé de novembre 2002, un lien de cause à effet entre les violences subies dans l’enfance et de nombreuses pathologies ;
  • que de très nombreuses études ont montré qu’en matière de délinquance et de criminalité, la majorité des violences commises sont la conséquence de violences subies dans l’enfance ou l’adolescence ;
  • que les enfants sont encore, en France, la seule catégorie d’êtres humains qu’il est possible de frapper impunément, alors qu’ils sont la catégorie la plus fragile et la plus vulnérable ;
  • que dix-sept États, dont quinze européens,ont déjà procédé à cette interdiction, et que ceux qui ont la plus longue expérience de cette interdiction ont constaté qu’elle a entraîné sans difficulté l’adhésion des parents, sans aucun effet négatif ;

demandent :

  • que l’article actuel 371-1 du Code Civil du 5 mars 2002 :
  • « [L'autorité parentale] appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne »
  • soit complété par :
  • « qui exclut tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux punitions corporelles » ;
  • qu’une campagne permanente d’information soit organisée pour faire connaître aux familles l’interdiction des punitions corporelles, notamment par le biais des maternités, des centres de PMI et de messages dans les médias.
  • que des possibilités concrètes d’initiation à des méthodes d’éducation sans violence soient proposées aux parents ainsi que des lieux où ils puissent faire part de leurs difficultés à des personnes compétentes, en particulier en augmentant les compétences des centres de PMI, CMP, lieux d’accueil parents-enfants du type « Maisons vertes » Dolto, Écoles des Parents.

Associations à l’origine de cet appel lancé le 21 février 2007 :

Ni claques ni fessées, www.niclaquesnifessees.org, 3 villa Quincy, 92170 Vanves, Tél/Fax : 33 (0)1 46 38 21 22

Observatoire de la Violence Educative Ordinaire, www.oveo.org, Olivier Maurel, 1013C, chemin de la Cibonne, 83220 Le Pradet, Tél : 04 94 21 68 73, Mel : appel_association@oveo.or

Stop Violence Stop Maltraitance, www.stopviolence.fr, BP 53, 43120 Monistrol-sur-Loire, Tél : 09.77.04.06.64, Mel : stopviolence@wanadoo.fr

http://www.oveo.org/index.php?view=article&catid=1%3Aappelspetitions&id=2%3Aappelinterdictionspunitionscorporelles&option=com_content&Itemid=2

Une nouvelle façon de combattre les maladies : c’est possible

En début d’année, nous vous avions parlé d’un livre très intéressant écrit par un médecin de La Rochelle, Jean Christophe Charrié.
http://www.boutsdeficelle.net/news/se-soigner-toute-lannee-au-naturel-3882
A Bouts de ficelle, nous avons rêvé pouvoir lui proposer de faire une conférence. Finalement, il en a fait une lors du TEDx de La Rochelle, qui a été enregistrée et peut ainsi être diffusée à large échelle. Vous pouvez l’écouter ici :

http://youtu.be/XAazxiP6tP0

Une autre médecine est possible
Jean-Christophe Charrier, médecin généraliste, endobiogéniste, nous invite à emprunter une voie différente et complémentaire de la médecine actuelle. Il nous fait découvrir une façon de se soigner accessible à tous dans le monde.

Comment échapper à la Vallée de la Mort de l’éducation

«  Les enfants, pour la plupart, ne souffrent pas de TDHA, ils souffrent de… l’enfance ! »

Sur le blog Education Créative, cet article très intéressant, faisant découvrir une passionnante nouvelle conférence de Sir Ken Robinson. Les remarques de Marie Mic valent aussi le détour :

http://education-creative.com/blog/?p=7559

Ci-dessous la transcription en français de cette conférence de 19 minutes :

Merci beaucoup.

J’ai déménagé en Amérique il y a 12 ans avec ma femme Terry et nos deux enfants. En fait, en vérité, nous avons déménagé à Los Angeles – (Rires) – pensant que nous emménagions en Amérique, mais peu importe, c’est à un saut de puce de Los Angeles en Amérique en avion.

Je débarque ici il y a 12 ans, et à peine arrivé, on me dit diverses choses, comme, « les Américains ne saisissent pas l’ironie. » Cette idée vous a-t-elle déjà traversé l’esprit ? Ce n’est pas vrai. J’ai parcouru ce pays de long en large. Je n’ai trouvé aucune preuve que les Américains ne saisissent pas l’ironie. C’est encore un de ces mythes culturels, comme, « Les Britanniques sont réservés ». Je ne sais pas pourquoi les gens pensent ça. Nous avons envahi tous les pays que nous avons rencontrés. (Rires) Mais ce n’est pas vrai que les Américains ne saisissent pas l’ironie, mais je veux juste que vous sachiez que c’est ce que les gens disent de vous derrière votre dos. Vous savez, lorsque vous quittez les salons en Europe, les gens disent qu’heureusement, personne n’a été ironique en votre présence.

Mais j’ai su que les Américains avaient le sens de l’ironie quand je suis tombé sur cette loi « Aucun enfant abandonné en chemin ». Parce que, peu importe qui a pondu ce titre, il a le sens de l’ironie, n’est-ce pas ? Parce que – (Rires) (Applaudissements) – parce que précisément cette loi abandonne des millions d’enfants sur le bord du chemin. Bon maintenant, je peux comprendre que ce n’est pas un nom très attrayant pour une loi : des millions d’enfants abandonnés. Je peux le concevoir. « – Quel est le plan? » « – Eh bien, nous proposons d’abandonner des millions d’enfants en chemin, et voici comment cela va fonctionner… »

Et ça marche à merveille. Dans certains coins du pays, 60 % des enfants abandonnent le lycée. Dans les communautés amérindiennes, c’est 80 % des enfants. Si on réduisait ce nombre de moitié, on estime que ça créerait un gain net pour l’économie américaine de près de 1 000 milliards de dollars sur les 10 prochaines années. D’un point de vue économique, c’est un bon calcul, n’est-ce pas, que nous devrions faire cela ? En réalité, ça coûte très cher d’éponger les dégâts du décrochage scolaire.

Mais la crise du décrochage scolaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle ne prend pas en compte tous ces enfants qui vont à l’école mais qui en sont complètement détachés, qui ne s’y sentent pas bien et n’en tirent aucun bénéfice.

Et ce n’est pas parce que nous ne dépensons pas assez d’argent. L’Amérique dépense plus d’argent pour l’éducation que la plupart des autres pays. Les effectifs des classes y sont plus réduits que dans de nombreux pays. Et il y a chaque année des centaines d’initiatives pour tenter d’améliorer l’éducation. Le problème, c’est que tout va dans la mauvaise direction. Il y a trois principes sur lesquels la vie humaine se développe, et qui sont incompatibles avec la culture du système éducatif dans laquelle la plupart des professeurs doivent travailler et que la plupart des élèves doivent subir.

Le premier principe, les êtres humains sont naturellement différents et divers.

Puis-je vous demander combien d’entre vous ont des enfants ? Bon. Ou des petits-enfants. Qui a deux enfants ou plus? Bien. Et le reste d’entre vous a déjà vu des enfants. (Rires) Des adultes en modèle réduit qui courent partout ! Je vais vous faire un pari, et je suis convaincu que je vais gagner ce pari. Si vous avez deux enfants ou plus, je vous parie qu’ils sont complètement différents les uns des autres. N’est-ce-pas ? N’est-ce-pas ? (Applaudissements) Vous n’auriez jamais pu les confondre, hein ? Vous voyez le tableau : « T’es qui toi ? Rappelle-moi…. Ta mère et moi allons mettre en place un code couleur pour être sûrs de ne pas vous confondre ».

L’éducation en vertu de la loi « Aucun Enfant Abandonné en Chemin » est basée non pas sur la diversité, mais sur la conformité. Les écoles sont encouragées à déterminer ce que les enfants peuvent faire à travers un prisme très étroit de réalisations. Un des effets de la loi « Aucun Enfant Abandonné en Chemin » a été de focaliser l’attention sur les disciplines scientifiques. Elles sont très importantes. Je ne suis pas ici pour plaider contre les sciences et les mathématiques. Au contraire, elles sont nécessaires, mais pas suffisantes. Une véritable éducation se doit de donner un poids égal aux arts, aux sciences humaines, à l’éducation physique. Un très grand nombre d’enfants, désolé, merci – (Applaudissements) – Selon une estimation, aujourd’hui en Amérique, on diagnostique chez environ 10% des enfants engagés dans cette voie, diverses conditions regroupées sous l’appellation générique de « trouble du déficit de l’attention ». TDHA. Je ne dis pas que ça n’existe pas. Simplement, je ne crois pas à une épidémie de cette ampleur. Si vous maintenez des enfants assis, une heure après l’autre, à exécuter un travail de bureau sans intérêt, ne vous étonnez pas s’ils commencent à s’agiter ! (Rires) (Applaudissements) Les enfants, pour la plupart, ne souffrent pas de trouble psychologique. Ils souffrent de l’enfance ! (Rires) Et ça je le sais parce que j’ai passé ma jeunesse à être un enfant. Je suis passé par tout ça. Les enfants s’épanouissent davantage avec un programme large qui glorifie leurs divers talents, et pas seulement une petite partie d’entre eux. D’ailleurs, les arts ne sont pas seulement importants parce qu’ils améliorent les résultats en mathématiques. Ils sont importants parce qu’ils sollicitent certains aspects de la personnalité des enfants qui, autrement, resteraient inexploitées.

Le second principe, merci – (Applaudissements)

Le deuxième principe qui conduit à l’épanouissement de la vie humaine est la curiosité. Si vous parvenez à allumer une étincelle de curiosité chez un enfant, le plus souvent il apprendra tout seul, sans assistance supplémentaire. Les enfants apprennent naturellement. C’est un véritable exploit d’endormir ce don, ou de l’étouffer. La curiosité est le moteur de la réussite. La raison pour laquelle je dis ça, c’est parce que l’un des effets de la culture dominante ici, a été, si je puis dire, de dé-professionnaliser le métier d’enseignant. Il n’existe aucun système au monde ni aucune école dans le pays qui surpasse le niveau de ses enseignants. Les enseignants sont les forces vives de la réussite des écoles. Mais l’enseignement est un métier créatif. L’enseignement, bien conçu, n’est pas un système de livraison. Vous savez, vous n’êtes pas là juste pour transmettre des informations reçues. Les bons professeurs le font, mais ce que les bons professeurs font aussi c’est de conseiller, stimuler, encourager, inspirer. Vous voyez, au bout du compte, l’éducation, c’est l’apprentissage. Sans apprentissage il n’y a pas d’éducation. Et les gens peuvent passer énormément de temps à discuter d’éducation, sans jamais évoquer l’apprentissage. La raison d’être de l’éducation est d’amener les gens à apprendre.

Un ami à moi, un vieil ami – très vieux en fait, il est mort. (Rires) Il n’y a pas plus vieux, j’en ai peur. Mais c’était un type formidable, un philosophe fabuleux. Il parlait de la différence entre le sens des verbes pour décrire une tâche et celui de son accomplissement. Vous savez, on peut s’engager dans une activité sans vraiment l’accomplir, comme suivre un régime par exemple. C’est un très bon exemple vous savez. « Regarde-le. Il est au régime ». « Est-ce qu’il perd du poids ? ». « Pas vraiment ». Enseigner est un mot comme ça. Vous pouvez dire : « Voici Deborah, elle est dans la classe 34, elle enseigne ». Mais si personne n’apprend quoi que ce soit, elle peut s’engager dans une tâche d’enseignement, mais sans réellement l’accomplir.

Le rôle d’un enseignant est de faciliter l’apprentissage. C’est tout. Et une partie du problème est, selon moi, que la culture dominante de l’éducation en est venue à se focaliser non pas sur l’enseignement et l’apprentissage mais sur l’évaluation. Attention, l’évaluation, c’est important. Les tests standardisés ont leur place. Mais ils ne devraient pas être la culture dominante de l’éducation. Ils devraient être un diagnostique. Être là pour aider. (Applaudissements) Si je vais faire un examen médical, je veux des tests standardisés. Vraiment . Vous savez, je veux connaitre mon taux de cholestérol comparé à ceux de tout le monde sur la même échelle standardisée. Je ne veux pas être mesuré sur une échelle que mon médecin aurait sorti de son chapeau.

« Votre taux de cholestérol est ce que j’appelle cholestérol de niveau orange. »

« Vraiment ? Et c’est grave ? » « On ne sait pas. »

Mais tout ça devrait appuyer l’apprentissage. Ça ne devrait pas être un obstacle, ce qui est trop souvent le cas. Donc, en lieu et place de curiosité, nous avons une culture de conformité. On encourage nos enfants et nos enseignants à exécuter des tâches routinières plutôt que de mobiliser le pouvoir de l’imagination et de la curiosité. Et le troisième principe est le suivant : que la vie humaine est intrinsèquement créative. C’est pourquoi nous avons tous des CV différents. Nous créons nos vies, et nous pouvons les réinventer au fur et à mesure. C’est le lot commun de l’être humain. C’est pourquoi la culture humaine est si intéressante, diversifiée et dynamique. Je veux dire que d’autres animaux pourraient bien avoir de l’imagination et de la créativité, mais on n’en a pas vraiment la preuve pas comme les nôtres, n’est-ce pas ? Mettons que vous ayez un chien. Et votre chien pourrait devenir dépressif. Mais il ne va pas se mettre à écouter Radiohead en boucle, pas vrai ? (Rires) Et s’assoir les yeux dans le vague à la fenêtre avec une bouteille de Jack Daniels. (Rires)

Vous diriez « Tu viens faire un tour ? »

Il répondrait : « Non, ça va. Vas-y. Mais prends des photos »

Nous créons tous nos propres vies à travers ce processus nerveux d’imaginer des alternatives et d’autres possibilités, et l’un des rôles de l’éducation est d’éveiller et de développer ces pouvoirs de créativité. Au lieu de ça, ce que nous avons, c’est une culture de la normalisation.

Il n’y a pas de fatalité. Vraiment pas. La Finlande arrive régulièrement en tête en mathématiques, en sciences et en lecture. Nous savons que c’est ce qu’ils font de bien parce que c’est tout ce qui est évalué actuellement . C’est d’ailleurs l’un des problèmes de ces évaluations. Elles ne se penchent pas sur d’autres choses qui comptent tout autant. Le truc à propos du travail en Finlande est le suivant : ils ne sont pas obsédés par ces disciplines. Ils ont une approche très large de l’éducation qui inclut les sciences humaines, l’éducation physique, les arts.

Deuxièmement, il n’y a pas de tests standardisés en Finlande. Je veux dire, il y en a un peu, mais ce n’est pas ce qui motive les gens à se lever le matin. Ce n’est pas ce qui les retient au boulot.

Et le troisième point, et j’étais récemment dans une réunion avec quelques personnes de Finlande, des vrais Finlandais, et quelqu’un du système américain a demandé à ce groupe finnois, « Que faites-vous pour le taux de décrochage scolaire en Finlande ? »

Ils eurent tous l’air un peu déconcertés et ont dit : « Eh bien, nous n’en avons pas. Pourquoi quelqu’un voudrait-il abandonner ? Si certains sont en difficulté, nous intervenons auprès d’eux assez rapidement, nous les aidons et nous les soutenons. »

Les gens disent toujours : « Eh bien, vous savez, vous ne pouvez pas comparer la Finlande à l’Amérique. »

Non. Je pense que la Finlande compte une population d’environ cinq millions d’habitants. Mais vous pouvez la comparer à un état en Amérique. De nombreux États d’Amérique ont moins d’habitants que ça. Je suis allé dans certains États en Amérique où j’étais à peu près la seule personne ! (Rires) Vraiment. Vraiment. On m’a demandé de refermer la porte en sortant ! (Rires)

Mais ce que tous les systèmes très performants dans le monde font actuellement, on ne le voit pas, malheureusement, dans les systèmes en Amérique – je veux dire, dans l’ensemble. La première est celle-ci : ils individualisent l’enseignement et l’apprentissage. Ils reconnaissent que ce sont les étudiants qui apprennent et que le système doit les motiver, stimuler leur curiosité, leur individualité et leur créativité. C’est ainsi que vous les pousserez à apprendre.

La seconde est qu’ils attribuent un statut très élevé à la profession d’enseignant. Ils reconnaissent qu’on ne peut pas améliorer l’éducation si on ne choisit pas des gens formidables pour enseigner, si on ne les soutient pas en permanence et si on n’assure pas la formation professionnelle. Investir dans la formation professionnelle, ce n’est pas un coût. C’est un investissement, et tous les autres pays qui réussissent le savent bien, que ce soit l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, Singapour, Hong Kong ou Shanghai. Ils savent que c’est le cas.

Et la troisième, c’est qu’ils délèguent la responsabilité au niveau de l’école pour accomplir le travail. Vous voyez, en matière d’éducation, il y a une grande différence entre un mode de commandement et un mode de contrôle. C’est ce qui arrive dans certains systèmes. Vous savez, ces gouvernements ou des états centralisés décident de ce qui est mieux pour vous et vous disent quoi faire. L’ennui, c’est que l’éducation n’a pas lieu dans les salles de commission de nos édifices législatifs. Elle se produit dans des salles de classe dans des écoles, et les gens qui font ça sont les enseignants et les étudiants, et si on supprime leur pouvoir discrétionnaire, ça ne fonctionne plus. Vous devez rendre le pouvoir aux gens. (Applaudissements)

Un travail fabuleux est accompli chaque jour dans ce pays. Mais je dois dire qu’il est accompli en dépit de la culture dominante de l’éducation, et non pas à grâce à elle. C’est comme si les gens naviguaient par vents contraires en permanence. Selon moi, en voici la raison : la plupart des politiques actuelles sont basées sur des conceptions mécanistes de l’éducation. C’est comme si l’éducation était un processus industriel qui peut être amélioré en ajustant seulement quelques variables, et quelque part, je crois, dans un coin de la tête de certains décideurs , cette idée que si nous affinons suffisamment le système, si le réglons correctement, il va ronronner parfaitement à l’avenir. Ce ne sera jamais le cas, et ça ne l’a jamais été.

Le fait est que l’éducation n’est pas un système mécanique. C’est un système humain. Il s’agit de gens, de gens qui désirent apprendre ou qui ne veulent pas apprendre. Chaque élève qui quitte l’école a une raison qui est enracinée dans sa propre histoire. Ils peuvent trouver l’école ennuyeuse. Ils peuvent la trouver insignifiante. Ils peuvent la trouver en décalage avec la vie qu’ils mènent à l’extérieur de l’école. Des tendances existent, mais les histoires sont toujours individuelles. J’étais récemment à Los Angeles dans une réunion de – on les appelle « programmes d’éducation alternative ». Ces programmes sont conçus pour amener les enfants à reprendre leurs études. Ils ont certaines caractéristiques communes. Ils sont très personnalisés. Ils proposent un soutien très important aux enseignants, des liens étroits avec la communauté et un programme vaste et diversifié, et souvent des programmes qui impliquent les élèves en dehors de l’école aussi bien qu’à l’intérieur de l’école. Et ces programmes fonctionnent. Ce qui m’intéresse, c’est pourquoi on les appelle «éducation alternative». Vous le savez, vous ? Et toutes les preuves partout dans le monde sont que, si on faisait tous ça, il n’y aurait pas besoin d’éducation alternative. (Applaudissements)

Donc, je pense que nous devons adopter une autre métaphore. Nous devons reconnaître que c’est un système humain, et il y a des conditions dans lesquelles les gens s’épanouissent, et des conditions dans lesquelles ils ne le font pas. Après tout, nous sommes des créatures organiques, et la culture de l’école est absolument essentielle. Culture est un terme de biologie, n’est-ce pas ?

Non loin de là où je vis, il y a un endroit appelé « La vallée de la Mort ». La vallée de la Mort est l’endroit le plus chaud et le plus aride de l’Amérique, et rien n’y pousse. Rien n’y pousse, car il ne pleut pas. D’où son nom, « vallée de la Mort ». Durant l’hiver de 2004, il a plu dans la vallée de la Mort. 180 mm de pluie sont tombés sur une très courte période. Et au printemps de 2005, il y a eu un phénomène. Le sol de la Vallée de la Mort a été complètement tapissé de fleurs pendant un certain temps. Ce qui prouve ceci : la vallée de la Mort n’est pas morte. Elle est en sommeil. Juste sous la surface reposent ces graines fertiles qui attendent des conditions adéquates pour germer et avec les systèmes organiques, lorsque les conditions sont réunies, la vie est inévitable. Ça arrive tout le temps. Vous prenez un territoire, une école, un quartier, vous modifiez les conditions, donnez aux gens une perspective différente, des attentes différentes, un éventail plus large de possibilités, vous chérissez et accorder de l’importance aux relations entre les enseignants et les élèves, vous laissez aux personnes le pouvoir discrétionnaire de faire preuve de créativité et d’innovation dans ce qu’ils font, et les écoles qui étaient autrefois en friche renaissent à la vie.

Les grands leaders le savent bien. Le véritable rôle de dirigeant en éducation – et je pense que c’est vrai au niveau de la Nation, au niveau d’un État, au niveau local d’une école – n’est pas et ne doit pas être un rôle de commandement et de contrôle. Le véritable rôle d’un dirigeant est celui d’un régulateur d’atmosphère, qui crée une atmosphère favorable. Et si vous faites ça, les gens se montreront à la hauteur et réaliseront des choses que vous n’aviez complètement pas prévues et auxquelles vous ne vous attendiez pas.

Il y a une merveilleuse citation de Benjamin Franklin. « Il y a trois sortes de personnes dans le monde : ceux qui sont immobiles, les gens qui ne comprennent pas, ne veulent rien comprendre et ne vont rien faire pour changer. Il y a ceux qui peuvent bouger, des personnes qui perçoivent la nécessité d’un changement et sont prêts à l’accueillir. Et il y a les gens qui avancent, ceux qui font bouger les choses ». Et si nous pouvons encourager plus de gens, ça deviendra un mouvement. Et si ce mouvement est assez fort, il sera, dans le meilleur sens du mot, une révolution. Et c’est ce dont nous avons besoin.

Merci beaucoup. (Applaudissements) Merci beaucoup. (Applaudissements)

Semaine mondiale de l’allaitement maternel : du 13 au 20 octobre 2013

Cette année, il n’y aura pas de Grande Tétée organisée à La Rochelle le dimanche 13 octobre. Mais Bouts de ficelle reste de tout cœur avec les mamans allaitantes et toutes les personnes qui œuvrent pour la diffusion de l’information concernant l’art de l’allaitement !

http://www.grandetetee.com/GTT/villes-2013/

Associations de soutien à l’allaitement :

La Leche League : http://www.lllfrance.org

Prochaine réunion à Benon : - lundi 14/10/13 de 9h30 à 12h

Week-end autour de la naissance et de l’enfance à St-Georges de Didonne

Les 5 et 6 octobre, à St-George de Didonne, un week-end riche en rencontres et évènements !

Avec :

Bruno Audousset, sage-femme, Odile Anot, rédactrice en chef de l’Enfant et la vie, l’équipe de formation de Papachapito, le mouvement Colibris et d’autres intervenants

pour deux journées autour de la naissance et de l’enfance qui s’annoncent passionnantes !

Des livres pour enfants par Catherine Dumonteil-Kremer

Tout frais arrivé sur le blog de Catherine Dumonteil-Kremer !

ça y est c’est fait ma collection pour enfant existe enfin :-) ) Elle est magnifiquement illustrée par Marie Pierre Emorine ! Beaucoup de rondeurs et de couleurs pour cette famille pleine de tendresse.

Des petites histoires où vos enfants retrouveront des éléments de leur quotidien, et qui seront, je l’espère, une source d’inspiration et d’encouragements pour vous.

Les deux premiers albums (sortie 10 octobre)

« Agathe ne croit pas au Père Noël »

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La petite Agathe ne croit pas au Père Noël, qui n’est pour elle qu’une magnifique légende. Elle se réjouit à l’idée de vivre cette fête ! Loin des conventions et de la consommation, Agathe et sa famille partagent de jolis rituels.

« Agathe et les petits bonheurs » (Sortie 10 octobre)

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De temps à autre, Agathe et sa famille se prêtent à un charmant rituel : la ronde des petits bonheurs. Parler ensemble des meilleurs moments de la semaine les rend heureux, c’est un chemin simple et apaisant vers le bien-être, une source d’inspiration pour les enfants et les parents.

Voici la présentation de Laplage :

Première collection jeunesse à thématique résolument «parentalité positive» (renforcer les liens, gérer les émotions des petits, poser des limites sans violence…)

• L’auteur, Catherine Dumonteil-Kremer, ambassadrice de l’éducation autrement, auteure de  « Élever son enfant autrement« .

• Un album pour prendre le temps de parler des instants qui rendent la vie plus belle.

• Et toujours dans chaque album une page pour les parents, pour mettre perspective et décrypter le sens de l’histoire.

Des histoires pour les enfants, des idées pour les parents

• Des histoires pour les enfants : des petites histoires issues du quotidien de la famille Lejardin, racontées et vécues par la jeune Agathe. Les enfants retrouveront dans les illustrations des éléments de leur quotidien « alternatif » : portage des bébés, allaitement d’un bambin, co-dodo…

manger, apprendre ou se soigner autrement.

• Des idées pour les parents : à travers les thématiques abordées, Catherine Dumonteil-Kremer propose aux parents des pistes pour une « parentalité positive » : gérer les émotions des petits, renforcer les liens, poser sans violence des limites à son enfant…

En janvier sortiront :

« Agathe et la fessée »

« Agathe apprend à chaque instant »

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Bien sur, ces petits livres pour enfants de Catherine Dumonteil Kremer, je les ai déjà commandés, et nous les attendons avec impatience chez nous !
Il est parfois frustrant de ne pas retrouver notre vraie vie, et nos choix de parents, dans les livres pour enfants, vous ne trouvez pas ?

L’année dernière, lorsque mon petit Robinson mourait de peur en voyant le père noël, j’aurais aimé avoir un joli livre clair et bien illustré pour lui expliquer que cette histoire est créée, et qu’il n’avait pas de raison de craindre Noël !
Ces petits livres pour enfants qui sortiront prochainement sont pour moi une belle occasion de rendre hommage à Catherine Dumonteil Kremer, que je connais mieux maintenant grâce à la formation « accompagner les parents ». Elle contribue depuis déjà des années à faire connaitre dans notre société des manières différentes d’être parents, et c’est salutaire ! Plus d’écoute des touts-petits, de proximité, de fusion… et oui, la fusion, parlons-en puisque c’est la rentrée, et que les enfants vivent des séparations! (voir « le temps des parents » de ce mois-ci)
Un de ses livres (ok le plus gros, mais tellement riche) : Elever son enfant… autrement, est pour moi un incontournable de la bibliothèque d’un parent chercheur ! Il ne cesse de m’ouvrir à plus de confiance en moi et à plus de tolérance vis à vis des autres !

Bonne lecture!

Catherine (de Bouts de ficelle)

http://www.laplage.fr/tele_web/visuels_pro/11/moyen_ES-Elever%20son%20enfant.jpg

Naître à la maison

Un congrès va bientôt se dérouler à Châteauroux, sur un sujet peu évoqué habituellement : Naître à la maison, d’hier à aujourd’hui

Voici un congrès qui ne fera peut-être pas beaucoup parler de lui… sauf à Bouts de ficelle !
D’autant que Bruno Audousset y intervient !

Le programme en pdf en cliquant ICI

Lire la suite »

Le blog de la fabrique à bonheur

Bonjour !

Bouts de ficelle et son équipe commencent à se réveiller de leur pause estivale et ce blog va retrouver un peu d’animation ! Et je ne vous parle pas (encore) des projets que nous avons pour les mois qui arrivent…

Pour commencer, nous vous partageons ici l’adresse d’un blog, coup de coeur de Catherine : http://lafabriqueabonheursblog.com/

Le lien apparaît désormais sur la colonne de droite, avec nos sites « ressources » et favoris :

Pourquoi il est urgent de révolutionner l’éducation ! (plutôt que de faire des réformes scolaires)

En février dernier, nous avions partagé ici une vidéo de Sir Ken Robinson sur l’éducation.
Cette vidéo a connu un regain de popularité grâce à l’article que lui ont consacré les auteurs du blog superparents.com.

Petit rappel (ils se sont donné la peine d’en faire un résumé écrit, c’est  toujours intéressant de changer de support) :

Pourquoi il est urgent de révolutionner l’éducation ! (plutôt que de faire des réformes scolaires)

Voici la fameuse vidéo de la conférence de Sir Ken Robinson à propos du changement de paradigme du système d’éducation. La vidéo a été (enfin) traduite en Français.

Sir Ken Robinson y présente les principales caractéristiques du système d’éducation formatée par notre société industrielle et la manière dont il « anesthésie » nos enfants, en tuant la pensée divergente, élément essentiel de la créativité !

Pour Sir Ken Robinson, il est urgent de révolutionner l’éducation… les réformes scolaires ne suffisent plus ! Il milite pour un apprentissage personnalisé plutôt que standardisé. Pour lui (comme à l’époque pour Maria Montessori, Célestin Freinet et leurs collègues de l’éducation nouvelle), il s’agit principalement de créer des conditions favorables au développement des capacités et des talents naturels des enfants.

(Vous trouverez sous la vidéo notre synthèse des messages clés de cette conférence)

Le paradigme de l\’éducation

La suite ici : http://www.les-supers-parents.com/revolutionner-l-education-plutot-que-faire-des-reformes-scolaires/

Maryse et Véronique

Le petit livre pour dire NON

Lors de différentes discussions sur la vie en famille, Catherine a évoqué ce petit livre qui a un grand succès auprès de ses enfants :

Cet ouvrage (édité en 1998) est malheureusement épuisé, même si on peut encore le trouver d’occasion.
A faire lire à vos enfants ou à lire avec eux ! C’est une occasion d’aborder ce sujet et de leur donner des outils pour se défendre.

Je vous en mets ici quelques pages, pour vous donner une idée de son contenu. C’est une version que j’avais eue en supplément dans un numéro d’Astrapi. Ce serait une bonne idée que ce livre soit réédité (en le modernisant, car à la page 23 une petite fille résiste à la tentation de voler une cassette, ça ne doit plus trop parler aux enfants d’aujourd’hui…)

Véronique

L’adultisme

« [Le magazine Kaizen (n°1, mars-avril 2012)]  nous propose un article sur l’adultisme. Dans l’article, l’adultisme est défini comme étant le fait de penser que du fait d’être adulte, on a d’office une supériorité à l’enfant qui lui de par son statut d’enfant nous est inférieur et que par conséquent on peut en fin de compte le dominer par nos avis ou nos attitudes.

(article complet ici : http://lesvendredisintellos.com/2012/04/27/superiorite-acceptee-superiorite-acceptable/)

Il y eut un temps où j’ai cru – parce que j’avais des valeurs et des convictions peu répandues comme privilégier la naissance naturelle, pratiquer l’allaitement prolongé, le co-dodo, et ne pas utiliser de châtiments corporels – qu’utiliser mon pouvoir sur les enfants dans ma vie était acceptable car j’avais rejeté les valeurs éducatives dominantes. Mais je me suis fourvoyée dans cette conviction que mon parentage était le meilleur puisque j’avais consciencieusement étudié et choisi des alternatives au courant dominant dans l’éducation. Car je n’avais pas éliminé l’idée la plus fondamentalement nocive de notre culture : celle de croire que les adultes ont le droit d’utiliser leur pouvoir sur les enfants.

http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=323:ladultisme-ce-poison-invisible-qui-intoxique-nos-relations-avec-les-enfants&catid=51&Itemid=65

http://lesvendredisintellos.com/2012/08/15/ladultisme-histoire-de-definitions-les-vacances-des-vi/

Comprendre et s’inspirer de la pédagogie Montessori à la maison

Sur la page Facebook de Nounou Nature, j’ai vu cet article qui m’a emballée parce que je partage complètement son avis. Si vous devez commencer par 3 livres, commencez par les trois premiers cités ! Je ne connais pas les deux autres, mais je vais y jeter un oeil.

COMPRENDRE ET S’INSPIRER DE LA PÉDAGOGIE MONTESSORI À LA MAISON

Suite à de nombreuses demandes, voici quelques pistes de lectures pour comprendre et s’inspirer de la pédagogie Montessori au quotidien. Pour comprendre pleinement la philosophie de Maria Montessori et la richesse de sa pensée, la lecture de ses ouvrages est incontournable (et notamment pour suivre une formation Montessori). Mais celle-ci peut s’avérer ardue et complexe, et puis en tant que parents ou professionnel(le)s de la garde d’enfant, il arrive souvent que l’on manque de temps ^^

Cependant, il existe un très bon livre qui présente la pédagogie Montessori de manière à la fois détaillée et accessible : son historique, sa théorie et sa mise en pratique. « Apprends-moi à faire seul – la pédagogie Montessori expliquée aux parents » a été écrit par une éducatrice Montessori diplômée, Charlotte Poussin. Les fondements et les concepts de cette pédagogie y sont expliqués de manière claire et simple, ainsi que ce qu’elle peut apporter à l’enfant. Il constitue une excellente approche pour qui veut approfondir sa connaissance de cette pédagogie sans nécessairement se lancer dans la lecture de l’œuvre complète de Maria Montessori ! Ce livre propose aussi de nombreux témoignages et quelques idées d’activités faciles à réaliser avec les enfants. Il ne vous permettra pas de maîtriser et de connaître parfaitement cette pédagogie, mais déjà d’en avoir une approche éclairée.

Un autre livre que j’aime énormément, « Le quotidien avec mon enfant » de Jeannette Toulemonde. Un livre « inspiré par la pensée et l’expérience de Maria Montessori », profondément humaniste et orienté vers l’écoute, le respect et la compréhension des besoins de l’enfant, qui donne pleins de pistes faciles à mettre en œuvre et d’idées pour aménager l’espace de vie de manière à faire une vraie place à l’enfant (le titre original de ce livre était d’ailleurs « Place à l’enfant » ^^). Lui offrir un environnement dans lequel il peut librement expérimenter et « apprendre à faire seul », ce dont il a un besoin vital pour se construire en tant que futur adulte. Si vous ne pouviez acheter qu’un seul livre, ce serait celui-ci que je vous conseillerais en priorité. Plein d’humanité et de bon sens plus que de théories !

Dans le même genre mais plus axée sur la mise en pratique de la pédagogie Montessori à la maison, « Eveiller, épanouir, encourager son enfant – la pédagogie Montessori à la maison » de Tim Seldin est illustrée de chouettes photos inspirantes. Il présente la pédagogie Montessori dans les grandes lignes et propose aux parents de s’en inspirer dans le quotidien avec leurs enfants. Quelques conseils éducatifs discutables (sur la gestion des colères) mais dans l’ensemble un ouvrage bienveillant et intéressant, qui explique comment réaliser des activités inspirées de la pédagogie et du matériel Montessori chez soi. Les nombreuses images d’illustration sont le gros point positif de ce livre : elles sont inspirantes pour aménager son chez soi ou son lieu d’accueil, pour créer un environnement nourrissant et propice au développement de l’enfant.

Et pour trouver des idées concrètes d’activités à faire avec les bébés et les enfants, il y a ces deux livres :

- « Jeux d’après la pédagogie Montessori – Pour favoriser l’éveil de votre enfant de 0 à 3 ans » de Maja Pitamic
- « Activités d’après la pédagogie Montessori – Pour accompagner le développement de votre enfant à partir de 3 ans » de Maja Pitamic

Des propositions concrètes et simples à appliquer au quotidien, pour accompagner l’enfant dans son développement et l’encourager au quotidien. Vie sensorielle, développement des compétences motrices, créativité… De bonnes pistes à explorer ^^

Il existe énormément de livres inspirés de la pédagogie Montessori et vous n’avez que l’embarras du choix ! Je vous présente ici ceux que je connais, possède et apprécie vraiment, mais il en existe pleins d’autre qui sont aussi très chouettes.

Et vous au fait, quels sont vos livres préférés sur la pédagogie Montessori ?

Texte et photo © Céline Zbieski – Nounou Nature

Pour ma part, j’ajouterais La pédagogie Montessori illustrée de Murielle Lefebvre. Pour démarrer.

Véronique

Manuel pour parents montessoriens

Aujourd’hui, un texte trouvé sur http://www.nido-montessori.fr/Attitude-de-l-adulte-suite

Manuel pour parents montessoriens
Par Donna Bryant Goertz
Texte en anglais ici : http://mariamontessori.com

Chers parents,

Je veux être comme vous, mais à ma manière. Je veux devenir comme vous, par mes propres efforts. Je veux vous regarder et vous imiter. Je veux travailler, faire beaucoup d’efforts pour réussir quelque chose de difficile, quelque chose que je ne peux pas réussir immédiatement. Je veux que vous m’ouvriez la voie en me donnant le matériel qui me permettra de réussir une activité initialement difficile. Je veux que vous m’observiez pour savoir si j’ai besoin d’un meilleur outil, d’un ustensile plus adapté à ma taille, d’un marche-pied plus petit, plus stable, d’une table plus basse, d’une poubelle que je peux ouvrir seul, d’une étagère basse, ou d’une démonstration plus claire du processus. Je ne veux pas que vous fassiez à ma place, que vous me pressiez, que vous vous sentiez désolés ou que vous me récompensiez. Soyez seulement silencieux et montrez-moi comment faire, lentement, très lentement.

Je vais vous demander parfois de faire par moi-même un grand travail parce que je vous vois faire, mais ce n’est pas ce qui me convient. [...]

La suite ici :

Sans fessée ni punition

Sur ce thème de la non-violence éducative, voici une petite bibliographie en images, proposée par Maryse Martin lors de notre rencontre-discussion de jeudi soir (cliquer sur les photos pour zoomer) :

A ces livres, nous pourrons ajouter le numéro 3 de PEPS, qui est un numéro spécial non-violence éducative.

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