Catégorie : Ils/elles nous inspirent

L’éducation positive : ce n’est pas si simple que ça

Voici un livre de Béatrice Kammerer au thème très intéressant suivi d’une critique éclairée par Marie Gervais, une auteure/autrice très intéressante aussi.

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D’après l’auteur, « Dans ce livre, vous ne trouverez pas:
❌ De conseils autoritaires
❌ De jugements culpabilisants sur votre parentalité
❌ De méthode miracle pour lui faire manger ses brocolis/booster son QI /lui faire dire bonjour à la dame

Vous trouverez en revanche:
✅ Des informations sur les origines philosophiques et idéologiques du courant de l’éducation positive
✅ Des témoignages de parents enthousiastes, critiques, sceptiques
✅ Des enquêtes sur les dessous du business de l’éducation positive
✅ Des ressources pour vous aider à identifier vos valeurs éducatives, faire des choix éducatifs qui ont du sens pour vous
✅ Des réflexions sur les risques de l’éducation positive pour la charge mentale des mères et les inégalités fe/ho
✅ Un debunking du neuro-bullshit éducatif *
✅ Des propositions pour hacker la parentalité positive afin qu’elle ne soit plus synonyme de pression, culpabilité et course au parent parfait mais de bricolage, expérimentation et droit à l’erreur ! »

Ces dernières années, les livres de parentalité en général et d’éducation positive en particulier ont beaucoup (euphémisme) convoqués des arguments supposément issus des neurosciences. Il se trouve que beaucoup de ces arguments ne sont pas solides, ou pas suffisamment, c’est ce dont je parle dans mon livre.

« L’éducation vraiment positive » = un nouveau livre vraiment utile sur l’éducation tout court !

J’aime beaucoup les écrits de Béatrice Kammerer, je ne vais pas le cacher. Fondatrice du site communautaire« Les vendredis intellos » (« avec ou sans mômes, t’as pas perdu tes neurones »),  auteure du très bon livre« Comment éviter de se fâcher avec la Terre entière en devenant parent », paru en 2017 et dont j’avais fait une critique par ici, et journaliste sur Slate, il est difficile de ne pas être d’accord avec elle. Pourquoi ? Tout simplement parce que Béatrice ne tente pas de nous convaincre que sa vision personnelle de parent est la meilleure, et qu’il faut faire ci ou ça pour être un « bon parent du XXIème siècle » = non, car justement parce que sa passion à elle, c’est d’aller chercher, du côté de l’histoire et de la sociologie, ce qui est à l’origine de nos croyances & de nos a-prioris, et d’aller débusquer les fausses bases scientifiques & les biais inhérents à toute « solution parfaite ».

la suite de l’article ici :

« L’éducation vraiment positive » = un nouveau livre vraiment utile sur l’éducation tout court !

(le livre et mon chat) J’aime beaucoup les écrits de Béatrice Kammerer, je ne vais pas le cacher. Fondatrice du site communautaire « Les vendredis intellos » (« avec ou sans mômes, t’as pas perdu tes neurones »), auteure du très bon livre « Comment éviter de se fâcher avec la Terre entière en

http://education-creative.com

http://education-creative.com/blog/?p=13762&fbclid=IwAR3hJHAamIvcQhXj6X0NsWYMhd9F8kMa8Ys6wZLCwsgx49Q07Vxrax5eG1U

Et moi personnellement, j’aime beaucoup Béatrice Kammerer ET Marie Gervais dont les textes et les livres sont toujours inspirants.

Véronique

En mémoire de Jesper Juul 1948-2019

https://www.oveo.org/en-memoire-de-jesper-juul-1948-2019/#more-8528

Nous avons appris le décès, le 25 juillet 2019, du thérapeute familial danois Jesper Juul, fondateur du Familylab, « laboratoire des familles », auteur de plusieurs ouvrages traduits en français, défenseur de l’important concept d’équidignité (égale dignité des adultes et des enfants) et des valeurs d’authenticité de la relation, d’intégrité et de responsabilité personnelle (les parents ne sont pas propriétaires de leurs enfants, ils en sont responsables).

Florilège de citations du livre de Jesper Juul paru en 2012, Regarde… ton enfant est compétent, choisies par Olivier Maurel. Quelques extraits :

« Les enfants sont nés comme des personnes sociables et humaines et, pour développer ces qualités, ils ont besoin de vivre avec des adultes qui se comportent avec sociabilité et humanité. Toute forme de méthode n’est pas seulement superflue, elle est contre-indiquée, parce qu’elle fait de l’enfant un objet pour ses proches. »

« Quelle que soit la conviction des parents, toute forme de recours à la violence sur les enfants a exactement les mêmes conséquences que sur les adultes : à court terme, cela engendre de l’angoisse, de la défiance et de la culpabilité, à long terme, une faible estime de soi, de la colère et de la violence. »

« C’est l’expression de l’amour qui est essentielle au développement de l’estime de soi de l’enfant. Cela n’aide pas que les cœurs des parents débordent d’amour, si leurs actes manquent d’amour – pas intentionnellement, mais dans la perception qu’en a l’enfant. »

« Quand un enfant sent que les adultes se soucient de ses limites, il apprend à respecter les limites des autres dès qu’il y a été confronté à quelques reprises. »

« Même si nous trouvons parfois le comportement de nos enfants insupportable, nous ne devons jamais cesser de les considérer comme des êtres humains d’égale dignité. »

« On trouve encore beaucoup de parents convaincus que les enfants doivent “apprendre à obéir”, et cela entraîne presque toujours la “désobéissance”, qu’elle soit frontale ou masquée. Pourquoi donc ? Parce qu’il est indigne et outrageant de devoir obéir aux ordres quand on aimerait bien mieux coopérer. »

« La violence physique est une atteinte à l’intégrité de tout être humain – y compris des enfants. Cela concerne aussi, même si nous les appelons “le dernier recours”, les “fessées qu’ils ont bien cherchées”, le “droit de correction”, etc. Rien que le nombre d’euphémismes que nous avons inventés pour ne pas dire simplement “violence” dit quelque chose sur le fait qu’au fond de nous nous savons qu’il y a là quelque chose de mal. »

« Il est peut-être aujourd’hui plus vrai que jamais que notre façon de traiter nos enfants est décisive pour l’avenir du monde. Il existe suffisamment de preuves à l’appui pour que nous ne puissions pas espérer maintenir plus longtemps notre double jeu envers les enfants et les jeunes. A long terme, nous ne pouvons pas nous en tirer en prêchant d’un côté l’écologie, l’humanité et la non-violence et de l’autre en traitant nos enfants et nos jeunes avec violence au sens littéral de ce mot. »

Le 30 avril : journée de la non-violence éducative

http://www.cdumonteilkremer.com/2019/04/sans-fessee-comment-faire-la-nouvelle-brochure-en-telechargement-gratuit.html?fbclid=IwAR07ILe_SC44BAMyYBwwu2mS-YT9COvc-AIeyABzCYSeNc31DaeRWLyZblY

« Sans fessée comment faire ? » la nouvelle brochure en téléchargement gratuit :-) – Catherine Dumonteil Kremer

Pour lire la suite, téléchargez le pdf de ce livret sur le site signalé ci-dessus.

Pour télécharger l’ancienne version de ce document, c’est ici :

Sans-fessee-comment-faire-A4(1)

Un site à explorer

Claude Didierjean-Jouveau, un soutien de la première heure de Bouts de ficelle, a son propre site, riche de nombreuses informations sur l’allaitement et le maternage :

http://www.claude-didierjean-jouveau.fr/

Un très beau cadeau

L’auteur du blog Ensemble naturellement nous fait le cadeau de partager un résumé de ses cinq années de découvertes de la parentalité bienveillante en un document téléchargeable gratuitement. Reportez-vous à son site :
http://www.ensemblenaturellement-leblog.com/archives/2017/04/30/35228546.html

Cultivons le bonheur familial

Au sommaire :

Chapitre 1 – La communication
1. Le message-je
2. Je décris
3. J’exprime mes émotions
4. J’exprime mes besoins
5. Je fais des demandes

Chapitre 2 – Être attentif à l’autre
1. J’écoute
2. J’offre des choix
3. J’encourage
4. J’écris des notes
5. Je désamorce

Chapitre 3 – Des temps en famille
1. Je câline
2. J’apaise
3. Je joue
4. Je ritualise
5. Je célèbre
6. J’accompagne

Chapitre 4 – S’organiser pour gagner du temps
1. J’organise
2. Je demande de l’aide
3. Je choisis

Chapitre 5 – Prendre du temps pour soi
1. Je rencontre
2. Je prends soin de moi
3. Je respire page 42
4. Je ne suis pas parfait
5. Je profite

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant !

Il y a déjà plusieurs années, j’étais tombée sur cette vidéo d’Isabelle Filliozat (dont je commençais à entendre parler), et j’étais restée scotchée. Mais oui ! c’est pourtant simple à comprendre ! Ma fille ado qui était à mes côtés, et qui avait suivi la vidéo avec moi, a conclu : « Elle est bien cette dame. »
Les « caprices », c’est simple à comprendre. En fait ce ne sont pas des caprices. Les petits enfants ne nous manipulent pas, ils expriment leurs besoins. C’est tout. A nous de ne pas interpréter négativement les choses.

Quelqu’un a eu la bonne idée de retranscrire la vidéo. Voici le texte :

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant!

par Isabelle Filliozat

http://www.omegatv.tv/transcription/25262703001/famille/parent1/parent–savoir-reconnaitre-les-caprices-de-son-enfant/

Les comportements de nos enfants sont en service de leurs besoins. Trop souvent quand nous concluons aux caprices, nous nous disons « Ça, mon enfant fait un caprice », ça signifie que nous ne comprenons pas le sens de son comportement, nous ne comprenons pas le message qu’il nous envoie. Un exemple, un jour une petite fille était là dans la cuisine, sa maman lui dit « Tu ne touches pas à ce placard, tu laisses… tu n’ouvres pas ce placard » et la petite fille, elle avait un an et demi et donc, bien sûr, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle a regardé sa maman bien attentivement et elle a été ouvrir le placard et la maman immédiatement s’est dit « Ah ! Tu me tiens tête ». Elle a interprété le comportement de sa fille comme étant une tentative de prise de pouvoir, comme étant de l’ironie, comme étant de l’insolence. Ça n’est pas de l’insolence quand une petite fille de 18 mois tente de faire exactement ce que sa maman vient de lui demander de ne pas faire. D’ailleurs il suffit de voir que tous les enfants de 18 mois, nous le savons bien, dès que nous disons à un enfant ne fait pas ceci, ne fait pas cela, on est à peu près sûr s’il a 18 mois, 2 ans, 2 ans et demi, que ce qu’il va faire c’est exactement ce que nous venons de lui dire de ne pas faire et d’ailleurs il va le faire en regardant bien attentivement son parent et c’est là que nous pouvons comprendre qu’en fait il ne s’agit absolument pas d’ironie. Il ne s’agit absolument pas d’insolence puisque l’enfant regarde son parent. La mère a tendance à dire « Et en plus tu me regardes. Quelle insolence ! », mais non.

En fait, un enfant de cet âge-là n’a pas encore la capacité de se faire des images mentales et donc, quand sa maman lui dit « Ne touche pas à ce placard », l’enfant n’a encore qu’une intelligence sensori-motrice, c’est-à-dire une intelligence qui est encore… qui nécessite de manipuler, de toucher et donc pour s’approprier la consigne que sa maman vient de lui donner, l’enfant est dans l’obligation de diriger sa main vers… Maman a dit « Ne pas ouvrir le placard », alors « ouvrir placard c’est comme ça que je fais et je regarde ma maman. Est-ce que c’est ça maman que tu veux que je ne fasse pas ? ». Et donc, la réaction appropriée bien sûr c’est « Mais oui ma chérie, c’est exactement ça que je te demande de ne pas faire, maintenant le placard reste fermé » et comme ça la petite fille peut comprendre mais trop souvent on interprète qu’elle me tient tête, non. Chaque fois que nous nous disons dans notre tête « Mon enfant me tient tête », stop. Quel est le besoin de mon enfant ? Quel est le besoin à son stade de développement ? Tous les enfants de 2 ans vont demander à choisir leurs vêtements, c’est naturel qu’un enfant de 2 ans refuse les bottes que maman a choisies. Ça n’est pas pour tenir tête à sa maman, c’est juste parce qu’il est dans un besoin à son âge de se définir par lui-même et donc, de choisir par lui-même. A l’âge de 3 ans, l’enfant ce n’est pas pour tenir tête à sa mère qu’il dira « Non, je ne veux pas que tu coupes mon œuf, c’est moi qui coupe… qui ouvre mon œuf tout seul ». Le fait de faire tout seul est existentiel pour lui, c’est trop fondamental, ça n’est pas du tout pour tenir tête à sa mère. Cessons de jouer des jeux de pouvoir avec nos enfants parce qu’en réalité ce ne sont pas eux qui jouent des jeux de pouvoir avec nous, c’est nous qui sommes tellement, tellement habitués à être dans des jeux de pouvoir, tellement, tellement habitués à interpréter le monde relationnel et surtout le monde entre les parents et les enfants comme étant une lutte permanente pour le pouvoir que nous projetons sur nos enfants ce désir de pouvoir sur nous. Ça n’est pas la réalité. Ils cherchent juste à grandir, à satisfaire leurs besoins, à avoir du pouvoir, oui, mais sur eux-mêmes.

Et la voici la vidéo :

http://www.aufeminin.com/video-maman-bebe/reconnaitre-caprices-enfant-isabelle-filliozat-n59495.html

Stage Vivre en famille, les affiches

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Stage Vivre en famille les 9 et 10 juillet 2016

Bouts de ficelle est née à l’issue d’un stage Vivre en famille animé par Catherine Dumonteil-Kremer.

En juin 2011, Catherine est revenue animer un stage pour Bouts de ficelle. J’y étais et c’est à partir de là que j’ai décidé d’adhérer à l’association et de participer à ses activités !

Puis Catherine Le Courriard, notre ancienne présidente, s’est formée à l’accompagnement parental auprès de Catherine Dumonteil-Kremer et la voici apte à animer à son tour ce stage qui a tant représenté pour elle !

Et c’est avec une vive émotion qu’à Bouts de ficelle on va proposer une nouvelle fois le stage Vivre en famille, fondateur de notre démarche.

La municipalité de La Jarne est toujours partante pour accueillir nos activités, et elle accepte de mettre à notre disposition la super chouette salle des Trainelles pour que Catherine Le Courriard puisse animer ce stage dans une ambiance conviviale.

Mais me direz-vous, en quoi consiste ce stage ? Vous trouverez tous les renseignements sur le site de Catherine Le Courriard :
http://www.parenthousiasme.fr/groupes-ateliers-parents/#stage_vivre_en_famille

Ce stage « vivre en famille » a été créé par Catherine Dumonteil-Kremer.

Il a pour objectif de développer une optique de parents jardiniers pour soutenir le développement de l’enfant.

Nous aborderons les techniques d’écoute, et d’autres manières d’accompagner les enfants dans leurs besoins physiologiques et émotionnels. Les cris, les pleurs, comment les comprendre, comment les accueillir et les accompagner ? Comment gérer les conflits, comment mettre en place des limites respectueuses?

Dans une ambiance chaleureuse, vous y trouverez du lien, du soutien, de l’information, des outils de communication bienveillante, des astuces créatives pour soutenir la relation adulte-enfant.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances préalables pour suivre ce stage. Il s’adresse aux parents ainsi qu’aux professionnels de la petite enfance.

Tarif : 190 €  –  Tarif couple : 340 €

Programme

L’écoute créative et le soutien

  • devenir une source de soutien pour chaque membre de sa famille
  • cerner les difficultés de nos enfants
  • les aider à les traverser

La pose de limites respectueuses

  • l’affirmation de soi
  • gestion des conflits
  • autres ressources créatives et stimulantes

Les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes

  • pleurs, peurs et crises de rage, comment les gérer

Le développement de l’enfant

  • l’optique des parents jardiniers
  • les besoins de l’enfant
  • les besoins de l’adulte

Mettre la joie au centre de la famille

  • explorer la dimension ludique de notre relation familiale
  • rire, jouer (jeux compétitifs, jeux coopératifs, petites activités hilarantes et utiles au quotidien)
  • le rire pour relâcher les tensions

Pour de plus amples renseignements et les inscriptions, contactez directement Catherine Le Courriard au 05 35 54 46 87.

Véronique

NB : un tarif spécial pour les adhérents de Bouts de ficelle et les habitants de La Jarne est proposé (180 €)

Si vous souhaitez participer à la diffusion de l’information concernant  ce stage, voici sur lien suivant l’affiche en format pdf :http://www.boutsdeficelle.net/wp-content/uploads/2016/06/Affiche_vivre_en_famille-la-rochelle-2.pdf

Demandez-nous si vous avez besoin d’un autre format.

Il faut un village pour élever un enfant, mais il n’y a pas de village…

« En l’absence de village, les mères ont à lutter plus fort »
Marie Gervais, blogueuse et autrice qui nous inspire souvent, a récemment traduit un texte qui me parle profondément. En voici quelques extraits, pour le lire en entier, rendez-vous ici : https://ecoledynamiqueparis.wordpress.com/2016/06/03/en-labsence-de-village-les-meres-ont-a-lutter-plus-fort/

[...] Il faut un village pour élever un enfant, mais il n’y a pas de villages.

Par village , je ne veux pas simplement dire « un groupe de maisons et de bâtiments associés, plus grand qu’un hameau et plus petit qu’une ville, située dans une zone rurale ». Je me réfère à une manière de vivre, dans des communautés multi-générationnelles. Communautés au sein desquelles les individus se connaissent bien, partagent leurs joies, leurs charges et les peines de la vie quotidienne, se nourrissent les uns les autres en cas de besoin, pensent au bien-être des enfants et des personnes âgées de plus en plus dépendantes, et se sentent nourris par leur contribution essentielle au groupe qui les maintient en sécurité.

Je parle de l’environnement le plus naturel au sein duquel les enfants peuvent grandir.

Je parle d’un mode de vie pour lequel nous sommes biologiquement câblés, mais qui est presque impossible de trouver dans les pays développés.

Je parle des besoins primaires non satisfaits entraînant la frustration pour chaque mère ne vivant pas au sein du village. [...]

Faire sa part dans le mouvement de « re-envillager » notre culture commence par être totalement et courageusement VOUS.

Voici quelques mesures concrètes à prendre dès que vous êtes prêtes :

  1. Soyez vraiment claires sur une chose: le fait que vous êtes en difficulté n’est pas le résultat de vos insuffisances, mais des circonstances culturelles contre nature dans lesquelles nous vivons. [...]
  2. Devenez une partie intégrante de quelque chose. Que ce soit un groupe de tricot, une troupe de danse, le membre d’un kayak club, ou un groupe d’IEF, rejoignez une communauté qui vous anime ou répond à un besoin. Utilisez les connexions que vous cultivez au sein de cette communauté en demandant courageusement ce dont vous avez besoin, que ce soit un soutien, les ressources, ou des encouragements.
  3. Faites votre part et UNIQUEMENT votre part. Bien qu’il soit tentant de remplir nos vies à ras bord avec des engagements de toutes parts, cela nous fatigue et nous vide.
  4. [...]

C’est comme ça qu’a été conçu Bouts de ficelle, c’est comme ça que j’espère continuer à l’animer. Rejoignez-nous !

Véronique

Sources et ressources : liens

Dans la colonne de droite, vous pouvez trouver la rubrique « Sources et ressources : liens »

Nous vous invitons à visiter ces sites,

Les cris bloquent le cerveau des enfants (Isabelle Filliozat)

http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Hausser la voix ne sert à rienPlus on crie, moins l’enfant comprend.
Souvent, lorsqu’un parent crie, ce n’est pas contre l’enfant, c’est parce que lui-même éclate.

De plus, nous avons tendance à faire écho à l’éducation que nous avons nous-même reçue. Nous répétons de manière inconsciente les mots et les gestes que nos parents avaient envers nous lorsque nous étions plus jeunes et que nous nous faisions disputer.

Nos neurones miroirs nous jouent un tour et nous faisons du mimétisme avec notre parent.

Parfois, on peut aussi faire le contraire pour ne pas reproduire le modèle de nos parents ! Mais ceci n’est pas éducatif.

Solution > La chaîne ne peut se rompre que si l’on prend conscience que cette réaction n’était pas la bonne de la part de notre propre parent, et soigner notre enfant intérieur d’une blessure (peur ou humiliation) pas tout à fait guérie.

La parentalité positive nous oblige ainsi à désapprendre tous ces automatismes et à gérer les situations de façon éducative.

A chaque fois que vous vous surprendrez à sentir cette exaspération qui monte, respirez et rappelez-vous votre histoire.

La suite ici, avec une vidéo d’Isabelle Filliozat expliquant pourquoi et comment les cris n’ont pas l’effet escompté : http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Isabelle Filliozat – finis les cris

https://youtu.be/xThlUmhO2yM

La parentalité positive, qu’est-ce ?

Ce terme de « parentalité positive » est souvent employé chez Bouts de ficelle. Parfois on nous demande ce que ça signifie vraiment, si ce n’est pas une façon de dire qu’il existe une « parentalité négative », auquel cas certains se sentent mal jugés. Mais ce n’est pas ça. Je vous invite à lire la page que Catherine, notre ancienne présidente, a créée sur son site. Tout est bien expliqué. Bonne lecture :
http://www.parenthousiasme.fr/parentalite-positive-creative/

« Le concept de parentalité positive est apparu au cours des années 2000. Il a été formalisé par le conseil de l’Europe en 2006. Il s’inspire des travaux des pionniers Marshall Rosenberg, Carl Rogers, Thomas Gordon, Alice Miller, Adèle Faber et Elaine Mazlish …

Et il est en évolution permanente et se nourrit des apports d’auteur(e)s et chercheurs(euses) contemporain(e)s :  Catherine Dumonteil-Kremer, Isabelle Filliozat, Claude Didierjean-Jouveau, Michel Odent, Edwige Antier, Olivier Maurel, Catherine Gueguen

La définition du Conseil de l’Europe

Le texte ci-dessous est issu de la plaquette La parentalité positive éditée par le Conseil de l’Europe.

La parentalité positive renvoie à un comportement parental qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits, comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui prend aussi en compte les besoins et les ressources des parents. Les parents qui agissent ainsi veillent au bien-être de l’enfant, favorisent son autonomie, le guident et le reconnaissent comme un individu à part entière. La parentalité positive n’est pas une parentalité permissive : elle fixe les limites dont l’enfant a besoin, de manière à l’aider à s’épanouir pleinement. La parentalité positive respecte les droits de l’enfant et favorise l’éducation dans un milieu non violent.

Le concept de parentalité positive se fonde sur la série de principes fondamentaux suivants.

Les parents devraient apporter à leurs enfants :

  • une éducation affective – en répondant à leur besoin d’amour, d’affection et de sécurité ;
  • des structures et des orientations – en leur donnant un sentiment de sécurité, en instaurant des règles de vie et en fixant les limites voulues ;
  • une reconnaissance – en les écoutant et en les appréciant en tant qu’individus à part entière ;
  • une autonomisation – permettant de renforcer chez eux le sentiment de compétence et de contrôle personnel ;
  • une éducation non violente – excluant tout châtiment corporel ou psychologiquement humiliant. Les châtiments corporels constituent en effet une violation du droit de l’enfant au regard de son intégrité physique et de sa dignité humaine.

[...] la suite ici

L’ocytocine, hormone de l’amour

En cette période de fêtes, parlons un peu d’amour avec Catherine Guéguen. Et lisons ce qu’en dit le blog Apprendre à éduquer :

https://youtu.be/6wAQBGgW0Uo

Ocytocine

On le sait tous intuitivement : l’amour est fondamental pour vivre ! Les neuroscientifiques du 21° siècle nous le démontrent : à chaque fois qu’on s’occupe d’un enfant, qu’on le materne (prendre soin, réconforter, sécuriser), il sécrète de l’ocytocine.

L’ocytocine est l’hormone qui permet aux êtres humains d’avoir de l’empathie, d’aimer. Elles nous déstresse et nous donne confiance : sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines. [...] suite ici


La sécrétion d’ocytocine

L’ocytocine est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle douce :

  • les mots doux
  • la tétée
  • les contacts tendres
  • les caresses
  • les baisers
  • l’orgasme
  • le simple contact de l’eau chaude

L’ocytocine est également sécrétée sans contact physique lors :

  • d’une relation agréable
  • d’une interaction harmonieuse
  • d’une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un simple échange de regards
  • de l’évocation des êtres que nous aimons

Les racines de l’horreur dans le berceau

En ces temps troublés, revoyons quelques textes qui nous poussent à continuer à œuvrer pour le développement de l’éducation bienveillante :

  • Les racines de l’horreur dans le berceau

par Alice Miller
Tuesday 01 January 2002

Il y a, en tout dictateur, massacreur ou terroriste, aussi terrible soit-il et sans aucune exception, un enfant qui fut autrefois gravement humi1ié, et qui, pour survivre, a dû totalement nier ses sentiments de complète impuissance. Mais ce déni radical de la souffrance endurée a entraîné un vide intérieur, et, chez beaucoup de ces êtres, un arrêt du développement de la capacité innée de compassion. Détruire des vies humaines, y compris la leur, réduite à l’état de vide, ne leur pose aucun problème.

Aujourd’hui nous pouvons découvrir sur les écrans d’ordinateurs des lésions provoquées sur le cerveau des enfants battus ou privés de soins. De nombreux articles de spécialistes de la recherche sur le cerveau, entre autres de Bruce D. Perry, qui est également pédopsychiatre, nous apportent de précieuses informations sur ce sujet.

A mon point de vue, et à la lumière de mes recherches sur l’enfance des plus cruels dictateurs, tels Hitler, Staline, Mao et Ceausescu, le terrorisme et les récents attentats constituent une démonstration macabre mais précise de ce que subissent sous couvert d’éducation, des millions et des millions d’enfants de par le monde, sans que la société, hélas, accepte de s’en rendre compte. Nous, les adultes, nous avons tous, à présent, été soudain plongés dans ce que des multitudes d’enfants vivent quotidiennement. Ils se trouvent impuissants, sans voix, tremblants, face à la violence déroutante, brutale, inconcevable, de leurs parents, qui se vengent sur eux des souffrances non intégrées, parce qu’elles sont restées niées, de leur propre enfance. Il nous suffit de nous rappeler ce que nous avons ressenti ce 11 septembre 2001 pour nous faire une idée de cette souffrance et en prendre la mesure. Nous avons tous été saisis d’horreur, d’épouvante et de terreur. Cependant, on continue à négliger les liens entre enfance et terrorisme. Il est temps de prendre au sérieux le langage des faits.

D’après les statistiques (Olivier Maurel, La Fessée, Editions La Plage 2001) plus de 90% de la population mondiale reste fermement convaincue qu’il faut battre les enfants et ce pour leur bien. Comme, du fait de cet état d’esprit, nous avons presque tous subi des humiliations nous ne nous rendons même pas compte de sa cruauté. Aujourd’hui le terrorisme, comme jadis l’Holocauste et d’autres atrocités, montre les conséquences du système punitif sous lequel nous avons grandi. L’horreur du terrorisme tout un chacun peut la voir à la télévision, mais l’horreur vécue par tant d’êtres humains durant toute leur enfance n’apparaît que très rarement dans les médias car nous avons tous appris, dès nos plus jeunes années, à refouler les souffrances, à rester aveugles à la vérité et à nier l’absolue impuissance d’un enfant humilié devant l’adulte assoiffé de pouvoir.

Contrairement à ce que l’on croyait jusqu’à une époque récente, nous ne venons pas au monde avec un cerveau complètement formé : il se développe durant les premières années de la vie. Et ce que l’on fait à l’enfant au cours de cette période, en bien comme en mal, laisse souvent des traces indélébiles. Car notre cerveau conserve la mémoire corporelle et émotionnelle – bien que, hélas ! pas forcément mentale – de tout ce qui nous est arrivé. Si l’enfant n’a pas, à ses côtés, de témoin secourable pour l’assister, il apprend à magnifier ce qu’il a connu: la cruauté, la brutalité, l’hypocrisie et l’ignorance. Car l’enfant n’apprend que par imitation, et non point ce qu’on cherche à lui inculquer par de belles paroles bien intentionnées. Plus tard, celui qui aura grandi sans témoin secourable et sera devenu instigateur de massacres, tueur en série, parrain de la Mafia ou dictateur, exercera – ou contribuera à exercer sur des peuples entiers, une fois qu’il en aura le pouvoir, la même terreur que celle qu’il aura subie et connue dans sa propre chair durant son enfance.

Malheureusement, la plupart d’entre nous se refusent à voir ces liens de cause à effet, car ce savoir les obligerait à ressentir leur propre douleur, autrefois réprimée. Ils s’en tiennent donc à la stratégie de l’enfance, s’obstinent dans le déni. Cependant, les événements que nous venons de vivre nous montrent que l’heure est venue de dire qu’il n’est plus possible de continuer ainsi. Nous devons nous dégager du vieux système traditionnel axé sur le châtiment et les représailles qui nous permet de déguiser nos réactions sous le terme d’éducation. Nous ne devons évidemment pas nég1iger notre protection. Mais les vidéo-caméras à l’école ne résoudront pas le problème. La violence que les enfants apportent à l’école, ils l’ont apprise déjà chez leurs mères à l’age d’un an et demi ou plus tôt. Selon un sondage mené en France, 89% des mères se sont rappelé qu’elles ont commencé à donner des tapes sur les mains ou des fessées à l’age de 1,8 an en moyenne. Les 11% ne pouvaient se rappeler l’age exact mais aucune mère n’a dit qu’elle n’avait pas du tout tapé ses enfants. Pour éviter les guerres à l’avenir il nous faut une loi interdisant cette pratique et il nous faut chercher et mettre à l’épreuve d’autres formes de communication avec les enfants que celles que nous a enseignées notre éducation, et qui, elles, reposeront sur le respect et ne conduiront pas à de nouvelles humiliations. On peut punir l’enfant de la façon la plus brutale et mettre fin à la désobéissance, mais on ne peut effacer les effets des humiliations qu’on lui inflige. Celles-ci se retourneront contre la société.

Les enfants battus et humiliés dès le début de leur vie et qui grandissent sous des conditions totalitaires ne connaissent que l’état de guerre et ils l’imposent aux autres car ils ne connaissent pas d’autres façons de communiquer. L’apprentissage de la communication pacifique et respectueuse commence dans le berceau. C’est pourquoi l’éducation sans violence est indispensable.

Il est grand temps de nous éveiller de notre long sommeil. Nous sommes des adultes, et, de ce fait ne sommes plus exposés aux dangers d’anéantissement qui, dans notre enfance, menaçaient effectivement, dans la réalité, beaucoup d’entre nous, et nous pétrifiaient de peur. C’est seulement dans notre enfance qu’il nous a fallu nier la vérité pour survivre. Adultes, nous pouvons apprendre à cesser d’ignorer l’évidence. Notre corps la connaît de toute façon. Il nous faut la saisir aussi mentalement, et devenir capable de comprendre les véritables mobiles de nos actes. Connaître notre histoire peut nous éviter d’utiliser des stratégies inefficaces envers nos enfants et de rester émotionnellement aveugle. Nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir regarder autour de nous, nous pouvons tirer les leçons de l’expérience et chercher des solutions nouvelles et créatives aux conflits. Même si, enfants, nous n’avons pu apprendre à nous fier à une communication empreinte de respect, il n’est jamais trop tard. Ce processus d’apprentissage nous le devons à nos enfants.

Notre changement de comportement envers nos enfants n’aura peut-être pas de résultats immédiats mais il n’en sera plus de même dans 20 ans, quand les enfants qui n’auront jamais été battus seront devenus adultes responsables et éclairés.

[...] suite sur le blog : http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?nid=3

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  • On ne nait pas terroriste, on le devient

Mise au point (mai 2015) : l’objet de cet article sur l’enfance des terroristes n’est pas de leur trouver des « excuses » (reproche qu’on entend régulièrement dans les médias – parfois à juste titre), mais bien d’expliquer comment ils ont pu en arriver là. Tous les terroristes ont eu une enfance terrible, sans laquelle ils seraient (comme la plupart d’entre nous) incapables d’une telle violence. La maltraitance dans l’enfance, et surtout la petite enfance, est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour qu’un enfant né innocent, apte à l’empathie et à la coopération, devienne un adulte capable de tuer au nom du « bien ». Si nous insistons sur cette explication presque complètement absente de la plupart des médias (et qui, encore une fois, n’est pas une « excuse »), c’est bien dans une optique de prévention.

Un article d’Anne Tursz (auteur du livre Les Oubliés) publié seulement le 16 avril sur le blog du Huffington Post vient à point nommé expliciter clairement cette différence de point de vue : Pourquoi ou comment devient-on terroriste ? Citation : « Il faut bien faire la différence entre l’excusable et l’explicable. Comme le dit Alice Miller dans C’est pour ton bien, « la véritable compréhension sur le mode émotionnel n’a rien à voir avec une pitié ni un sentimentalisme de bas étage ».


Les hommes qui, le 7 janvier, sont entrés dans les locaux de Charlie-Hebdo pour tuer des dessinateurs pacifiques, des journalistes d’opinion en pleine conférence de rédaction, ces hommes ont une histoire. En tant que membres de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, nous ne croirons jamais que des enfants élevés avec amour et respect, sans châtiments corporels, sans autres humiliations d’aucune sorte, puissent devenir un jour des assassins et prétendre défendre des idées par ce moyen. Ces hommes avaient besoin de vengeance, et ils en avaient besoin bien avant ce passage à l’acte délirant.
[...] suite ici : http://www.oveo.org/on-ne-nait-pas-terroriste-on-le-devient/

La motricité libre, c’est quoi ?

Voici résumés en trois dessins les principes de base de la « motricité libre ». Plutôt simples à mettre en pratiques, ils demandent néanmoins un effort de « désapprentissage » de gestes qu’on pensait éducatifs mais qui sont plutôt des entraves au développement harmonieux et spontané de l’enfant.
L’auteur des fiches autorise leur diffusion, à condition de la citer :

http://bougribouillons.illustrateur.org/2014/05/08/la-motricite-libre-cest-quoi/


Et des liens pour aller plus loin (que je pensais avoir déjà mis ici il y a quelques mois, mais je n’en trouve pas trace ici… J’ai dû les partager uniquement sur notre page Facebook alors !) :

- Deux courtes vidéos : Extraits du Film « Motricité libre: bien dans son corps, bien dans sa tête » et  Le monde caché des bébés « Bouge »
- Le site de L’Association Pikler Lóczy – France

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