Catégorie : Ils/elles nous inspirent

Un très beau cadeau

L’auteur du blog Ensemble naturellement nous fait le cadeau de partager un résumé de ses cinq années de découvertes de la parentalité bienveillante en un document téléchargeable gratuitement. Reportez-vous à son site :
http://www.ensemblenaturellement-leblog.com/archives/2017/04/30/35228546.html

Cultivons le bonheur familial

Au sommaire :

Chapitre 1 – La communication
1. Le message-je
2. Je décris
3. J’exprime mes émotions
4. J’exprime mes besoins
5. Je fais des demandes

Chapitre 2 – Être attentif à l’autre
1. J’écoute
2. J’offre des choix
3. J’encourage
4. J’écris des notes
5. Je désamorce

Chapitre 3 – Des temps en famille
1. Je câline
2. J’apaise
3. Je joue
4. Je ritualise
5. Je célèbre
6. J’accompagne

Chapitre 4 – S’organiser pour gagner du temps
1. J’organise
2. Je demande de l’aide
3. Je choisis

Chapitre 5 – Prendre du temps pour soi
1. Je rencontre
2. Je prends soin de moi
3. Je respire page 42
4. Je ne suis pas parfait
5. Je profite

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant !

Il y a déjà plusieurs années, j’étais tombée sur cette vidéo d’Isabelle Filliozat (dont je commençais à entendre parler), et j’étais restée scotchée. Mais oui ! c’est pourtant simple à comprendre ! Ma fille ado qui était à mes côtés, et qui avait suivi la vidéo avec moi, a conclu : « Elle est bien cette dame. »
Les « caprices », c’est simple à comprendre. En fait ce ne sont pas des caprices. Les petits enfants ne nous manipulent pas, ils expriment leurs besoins. C’est tout. A nous de ne pas interpréter négativement les choses.

Quelqu’un a eu la bonne idée de retranscrire la vidéo. Voici le texte :

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant!

par Isabelle Filliozat

http://www.omegatv.tv/transcription/25262703001/famille/parent1/parent–savoir-reconnaitre-les-caprices-de-son-enfant/

Les comportements de nos enfants sont en service de leurs besoins. Trop souvent quand nous concluons aux caprices, nous nous disons « Ça, mon enfant fait un caprice », ça signifie que nous ne comprenons pas le sens de son comportement, nous ne comprenons pas le message qu’il nous envoie. Un exemple, un jour une petite fille était là dans la cuisine, sa maman lui dit « Tu ne touches pas à ce placard, tu laisses… tu n’ouvres pas ce placard » et la petite fille, elle avait un an et demi et donc, bien sûr, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle a regardé sa maman bien attentivement et elle a été ouvrir le placard et la maman immédiatement s’est dit « Ah ! Tu me tiens tête ». Elle a interprété le comportement de sa fille comme étant une tentative de prise de pouvoir, comme étant de l’ironie, comme étant de l’insolence. Ça n’est pas de l’insolence quand une petite fille de 18 mois tente de faire exactement ce que sa maman vient de lui demander de ne pas faire. D’ailleurs il suffit de voir que tous les enfants de 18 mois, nous le savons bien, dès que nous disons à un enfant ne fait pas ceci, ne fait pas cela, on est à peu près sûr s’il a 18 mois, 2 ans, 2 ans et demi, que ce qu’il va faire c’est exactement ce que nous venons de lui dire de ne pas faire et d’ailleurs il va le faire en regardant bien attentivement son parent et c’est là que nous pouvons comprendre qu’en fait il ne s’agit absolument pas d’ironie. Il ne s’agit absolument pas d’insolence puisque l’enfant regarde son parent. La mère a tendance à dire « Et en plus tu me regardes. Quelle insolence ! », mais non.

En fait, un enfant de cet âge-là n’a pas encore la capacité de se faire des images mentales et donc, quand sa maman lui dit « Ne touche pas à ce placard », l’enfant n’a encore qu’une intelligence sensori-motrice, c’est-à-dire une intelligence qui est encore… qui nécessite de manipuler, de toucher et donc pour s’approprier la consigne que sa maman vient de lui donner, l’enfant est dans l’obligation de diriger sa main vers… Maman a dit « Ne pas ouvrir le placard », alors « ouvrir placard c’est comme ça que je fais et je regarde ma maman. Est-ce que c’est ça maman que tu veux que je ne fasse pas ? ». Et donc, la réaction appropriée bien sûr c’est « Mais oui ma chérie, c’est exactement ça que je te demande de ne pas faire, maintenant le placard reste fermé » et comme ça la petite fille peut comprendre mais trop souvent on interprète qu’elle me tient tête, non. Chaque fois que nous nous disons dans notre tête « Mon enfant me tient tête », stop. Quel est le besoin de mon enfant ? Quel est le besoin à son stade de développement ? Tous les enfants de 2 ans vont demander à choisir leurs vêtements, c’est naturel qu’un enfant de 2 ans refuse les bottes que maman a choisies. Ça n’est pas pour tenir tête à sa maman, c’est juste parce qu’il est dans un besoin à son âge de se définir par lui-même et donc, de choisir par lui-même. A l’âge de 3 ans, l’enfant ce n’est pas pour tenir tête à sa mère qu’il dira « Non, je ne veux pas que tu coupes mon œuf, c’est moi qui coupe… qui ouvre mon œuf tout seul ». Le fait de faire tout seul est existentiel pour lui, c’est trop fondamental, ça n’est pas du tout pour tenir tête à sa mère. Cessons de jouer des jeux de pouvoir avec nos enfants parce qu’en réalité ce ne sont pas eux qui jouent des jeux de pouvoir avec nous, c’est nous qui sommes tellement, tellement habitués à être dans des jeux de pouvoir, tellement, tellement habitués à interpréter le monde relationnel et surtout le monde entre les parents et les enfants comme étant une lutte permanente pour le pouvoir que nous projetons sur nos enfants ce désir de pouvoir sur nous. Ça n’est pas la réalité. Ils cherchent juste à grandir, à satisfaire leurs besoins, à avoir du pouvoir, oui, mais sur eux-mêmes.

Et la voici la vidéo :

http://www.aufeminin.com/video-maman-bebe/reconnaitre-caprices-enfant-isabelle-filliozat-n59495.html

Stage Vivre en famille, les affiches

affiche Vivre en famille bis.ppt

Stage Vivre en famille les 9 et 10 juillet 2016

Bouts de ficelle est née à l’issue d’un stage Vivre en famille animé par Catherine Dumonteil-Kremer.

En juin 2011, Catherine est revenue animer un stage pour Bouts de ficelle. J’y étais et c’est à partir de là que j’ai décidé d’adhérer à l’association et de participer à ses activités !

Puis Catherine Le Courriard, notre ancienne présidente, s’est formée à l’accompagnement parental auprès de Catherine Dumonteil-Kremer et la voici apte à animer à son tour ce stage qui a tant représenté pour elle !

Et c’est avec une vive émotion qu’à Bouts de ficelle on va proposer une nouvelle fois le stage Vivre en famille, fondateur de notre démarche.

La municipalité de La Jarne est toujours partante pour accueillir nos activités, et elle accepte de mettre à notre disposition la super chouette salle des Trainelles pour que Catherine Le Courriard puisse animer ce stage dans une ambiance conviviale.

Mais me direz-vous, en quoi consiste ce stage ? Vous trouverez tous les renseignements sur le site de Catherine Le Courriard :
http://www.parenthousiasme.fr/groupes-ateliers-parents/#stage_vivre_en_famille

Ce stage « vivre en famille » a été créé par Catherine Dumonteil-Kremer.

Il a pour objectif de développer une optique de parents jardiniers pour soutenir le développement de l’enfant.

Nous aborderons les techniques d’écoute, et d’autres manières d’accompagner les enfants dans leurs besoins physiologiques et émotionnels. Les cris, les pleurs, comment les comprendre, comment les accueillir et les accompagner ? Comment gérer les conflits, comment mettre en place des limites respectueuses?

Dans une ambiance chaleureuse, vous y trouverez du lien, du soutien, de l’information, des outils de communication bienveillante, des astuces créatives pour soutenir la relation adulte-enfant.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances préalables pour suivre ce stage. Il s’adresse aux parents ainsi qu’aux professionnels de la petite enfance.

Tarif : 190 €  –  Tarif couple : 340 €

Programme

L’écoute créative et le soutien

  • devenir une source de soutien pour chaque membre de sa famille
  • cerner les difficultés de nos enfants
  • les aider à les traverser

La pose de limites respectueuses

  • l’affirmation de soi
  • gestion des conflits
  • autres ressources créatives et stimulantes

Les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes

  • pleurs, peurs et crises de rage, comment les gérer

Le développement de l’enfant

  • l’optique des parents jardiniers
  • les besoins de l’enfant
  • les besoins de l’adulte

Mettre la joie au centre de la famille

  • explorer la dimension ludique de notre relation familiale
  • rire, jouer (jeux compétitifs, jeux coopératifs, petites activités hilarantes et utiles au quotidien)
  • le rire pour relâcher les tensions

Pour de plus amples renseignements et les inscriptions, contactez directement Catherine Le Courriard au 05 35 54 46 87.

Véronique

NB : un tarif spécial pour les adhérents de Bouts de ficelle et les habitants de La Jarne est proposé (180 €)

Si vous souhaitez participer à la diffusion de l’information concernant  ce stage, voici sur lien suivant l’affiche en format pdf :http://www.boutsdeficelle.net/wp-content/uploads/2016/06/Affiche_vivre_en_famille-la-rochelle-2.pdf

Demandez-nous si vous avez besoin d’un autre format.

Il faut un village pour élever un enfant, mais il n’y a pas de village…

« En l’absence de village, les mères ont à lutter plus fort »
Marie Gervais, blogueuse et autrice qui nous inspire souvent, a récemment traduit un texte qui me parle profondément. En voici quelques extraits, pour le lire en entier, rendez-vous ici : https://ecoledynamiqueparis.wordpress.com/2016/06/03/en-labsence-de-village-les-meres-ont-a-lutter-plus-fort/

[...] Il faut un village pour élever un enfant, mais il n’y a pas de villages.

Par village , je ne veux pas simplement dire « un groupe de maisons et de bâtiments associés, plus grand qu’un hameau et plus petit qu’une ville, située dans une zone rurale ». Je me réfère à une manière de vivre, dans des communautés multi-générationnelles. Communautés au sein desquelles les individus se connaissent bien, partagent leurs joies, leurs charges et les peines de la vie quotidienne, se nourrissent les uns les autres en cas de besoin, pensent au bien-être des enfants et des personnes âgées de plus en plus dépendantes, et se sentent nourris par leur contribution essentielle au groupe qui les maintient en sécurité.

Je parle de l’environnement le plus naturel au sein duquel les enfants peuvent grandir.

Je parle d’un mode de vie pour lequel nous sommes biologiquement câblés, mais qui est presque impossible de trouver dans les pays développés.

Je parle des besoins primaires non satisfaits entraînant la frustration pour chaque mère ne vivant pas au sein du village. [...]

Faire sa part dans le mouvement de « re-envillager » notre culture commence par être totalement et courageusement VOUS.

Voici quelques mesures concrètes à prendre dès que vous êtes prêtes :

  1. Soyez vraiment claires sur une chose: le fait que vous êtes en difficulté n’est pas le résultat de vos insuffisances, mais des circonstances culturelles contre nature dans lesquelles nous vivons. [...]
  2. Devenez une partie intégrante de quelque chose. Que ce soit un groupe de tricot, une troupe de danse, le membre d’un kayak club, ou un groupe d’IEF, rejoignez une communauté qui vous anime ou répond à un besoin. Utilisez les connexions que vous cultivez au sein de cette communauté en demandant courageusement ce dont vous avez besoin, que ce soit un soutien, les ressources, ou des encouragements.
  3. Faites votre part et UNIQUEMENT votre part. Bien qu’il soit tentant de remplir nos vies à ras bord avec des engagements de toutes parts, cela nous fatigue et nous vide.
  4. [...]

C’est comme ça qu’a été conçu Bouts de ficelle, c’est comme ça que j’espère continuer à l’animer. Rejoignez-nous !

Véronique

Sources et ressources : liens

Dans la colonne de droite, vous pouvez trouver la rubrique « Sources et ressources : liens »

Nous vous invitons à visiter ces sites,

Les cris bloquent le cerveau des enfants (Isabelle Filliozat)

http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Hausser la voix ne sert à rienPlus on crie, moins l’enfant comprend.
Souvent, lorsqu’un parent crie, ce n’est pas contre l’enfant, c’est parce que lui-même éclate.

De plus, nous avons tendance à faire écho à l’éducation que nous avons nous-même reçue. Nous répétons de manière inconsciente les mots et les gestes que nos parents avaient envers nous lorsque nous étions plus jeunes et que nous nous faisions disputer.

Nos neurones miroirs nous jouent un tour et nous faisons du mimétisme avec notre parent.

Parfois, on peut aussi faire le contraire pour ne pas reproduire le modèle de nos parents ! Mais ceci n’est pas éducatif.

Solution > La chaîne ne peut se rompre que si l’on prend conscience que cette réaction n’était pas la bonne de la part de notre propre parent, et soigner notre enfant intérieur d’une blessure (peur ou humiliation) pas tout à fait guérie.

La parentalité positive nous oblige ainsi à désapprendre tous ces automatismes et à gérer les situations de façon éducative.

A chaque fois que vous vous surprendrez à sentir cette exaspération qui monte, respirez et rappelez-vous votre histoire.

La suite ici, avec une vidéo d’Isabelle Filliozat expliquant pourquoi et comment les cris n’ont pas l’effet escompté : http://anti-deprime.com/2016/05/14/cris-bloquent-cerveau-enfants-isabelle-filliozat/

Isabelle Filliozat – finis les cris

https://youtu.be/xThlUmhO2yM

La parentalité positive, qu’est-ce ?

Ce terme de « parentalité positive » est souvent employé chez Bouts de ficelle. Parfois on nous demande ce que ça signifie vraiment, si ce n’est pas une façon de dire qu’il existe une « parentalité négative », auquel cas certains se sentent mal jugés. Mais ce n’est pas ça. Je vous invite à lire la page que Catherine, notre ancienne présidente, a créée sur son site. Tout est bien expliqué. Bonne lecture :
http://www.parenthousiasme.fr/parentalite-positive-creative/

« Le concept de parentalité positive est apparu au cours des années 2000. Il a été formalisé par le conseil de l’Europe en 2006. Il s’inspire des travaux des pionniers Marshall Rosenberg, Carl Rogers, Thomas Gordon, Alice Miller, Adèle Faber et Elaine Mazlish …

Et il est en évolution permanente et se nourrit des apports d’auteur(e)s et chercheurs(euses) contemporain(e)s :  Catherine Dumonteil-Kremer, Isabelle Filliozat, Claude Didierjean-Jouveau, Michel Odent, Edwige Antier, Olivier Maurel, Catherine Gueguen

La définition du Conseil de l’Europe

Le texte ci-dessous est issu de la plaquette La parentalité positive éditée par le Conseil de l’Europe.

La parentalité positive renvoie à un comportement parental qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits, comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui prend aussi en compte les besoins et les ressources des parents. Les parents qui agissent ainsi veillent au bien-être de l’enfant, favorisent son autonomie, le guident et le reconnaissent comme un individu à part entière. La parentalité positive n’est pas une parentalité permissive : elle fixe les limites dont l’enfant a besoin, de manière à l’aider à s’épanouir pleinement. La parentalité positive respecte les droits de l’enfant et favorise l’éducation dans un milieu non violent.

Le concept de parentalité positive se fonde sur la série de principes fondamentaux suivants.

Les parents devraient apporter à leurs enfants :

  • une éducation affective – en répondant à leur besoin d’amour, d’affection et de sécurité ;
  • des structures et des orientations – en leur donnant un sentiment de sécurité, en instaurant des règles de vie et en fixant les limites voulues ;
  • une reconnaissance – en les écoutant et en les appréciant en tant qu’individus à part entière ;
  • une autonomisation – permettant de renforcer chez eux le sentiment de compétence et de contrôle personnel ;
  • une éducation non violente – excluant tout châtiment corporel ou psychologiquement humiliant. Les châtiments corporels constituent en effet une violation du droit de l’enfant au regard de son intégrité physique et de sa dignité humaine.

[...] la suite ici

L’ocytocine, hormone de l’amour

En cette période de fêtes, parlons un peu d’amour avec Catherine Guéguen. Et lisons ce qu’en dit le blog Apprendre à éduquer :

https://youtu.be/6wAQBGgW0Uo

Ocytocine

On le sait tous intuitivement : l’amour est fondamental pour vivre ! Les neuroscientifiques du 21° siècle nous le démontrent : à chaque fois qu’on s’occupe d’un enfant, qu’on le materne (prendre soin, réconforter, sécuriser), il sécrète de l’ocytocine.

L’ocytocine est l’hormone qui permet aux êtres humains d’avoir de l’empathie, d’aimer. Elles nous déstresse et nous donne confiance : sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines. [...] suite ici


La sécrétion d’ocytocine

L’ocytocine est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle douce :

  • les mots doux
  • la tétée
  • les contacts tendres
  • les caresses
  • les baisers
  • l’orgasme
  • le simple contact de l’eau chaude

L’ocytocine est également sécrétée sans contact physique lors :

  • d’une relation agréable
  • d’une interaction harmonieuse
  • d’une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un simple échange de regards
  • de l’évocation des êtres que nous aimons

Les racines de l’horreur dans le berceau

En ces temps troublés, revoyons quelques textes qui nous poussent à continuer à œuvrer pour le développement de l’éducation bienveillante :

  • Les racines de l’horreur dans le berceau

par Alice Miller
Tuesday 01 January 2002

Il y a, en tout dictateur, massacreur ou terroriste, aussi terrible soit-il et sans aucune exception, un enfant qui fut autrefois gravement humi1ié, et qui, pour survivre, a dû totalement nier ses sentiments de complète impuissance. Mais ce déni radical de la souffrance endurée a entraîné un vide intérieur, et, chez beaucoup de ces êtres, un arrêt du développement de la capacité innée de compassion. Détruire des vies humaines, y compris la leur, réduite à l’état de vide, ne leur pose aucun problème.

Aujourd’hui nous pouvons découvrir sur les écrans d’ordinateurs des lésions provoquées sur le cerveau des enfants battus ou privés de soins. De nombreux articles de spécialistes de la recherche sur le cerveau, entre autres de Bruce D. Perry, qui est également pédopsychiatre, nous apportent de précieuses informations sur ce sujet.

A mon point de vue, et à la lumière de mes recherches sur l’enfance des plus cruels dictateurs, tels Hitler, Staline, Mao et Ceausescu, le terrorisme et les récents attentats constituent une démonstration macabre mais précise de ce que subissent sous couvert d’éducation, des millions et des millions d’enfants de par le monde, sans que la société, hélas, accepte de s’en rendre compte. Nous, les adultes, nous avons tous, à présent, été soudain plongés dans ce que des multitudes d’enfants vivent quotidiennement. Ils se trouvent impuissants, sans voix, tremblants, face à la violence déroutante, brutale, inconcevable, de leurs parents, qui se vengent sur eux des souffrances non intégrées, parce qu’elles sont restées niées, de leur propre enfance. Il nous suffit de nous rappeler ce que nous avons ressenti ce 11 septembre 2001 pour nous faire une idée de cette souffrance et en prendre la mesure. Nous avons tous été saisis d’horreur, d’épouvante et de terreur. Cependant, on continue à négliger les liens entre enfance et terrorisme. Il est temps de prendre au sérieux le langage des faits.

D’après les statistiques (Olivier Maurel, La Fessée, Editions La Plage 2001) plus de 90% de la population mondiale reste fermement convaincue qu’il faut battre les enfants et ce pour leur bien. Comme, du fait de cet état d’esprit, nous avons presque tous subi des humiliations nous ne nous rendons même pas compte de sa cruauté. Aujourd’hui le terrorisme, comme jadis l’Holocauste et d’autres atrocités, montre les conséquences du système punitif sous lequel nous avons grandi. L’horreur du terrorisme tout un chacun peut la voir à la télévision, mais l’horreur vécue par tant d’êtres humains durant toute leur enfance n’apparaît que très rarement dans les médias car nous avons tous appris, dès nos plus jeunes années, à refouler les souffrances, à rester aveugles à la vérité et à nier l’absolue impuissance d’un enfant humilié devant l’adulte assoiffé de pouvoir.

Contrairement à ce que l’on croyait jusqu’à une époque récente, nous ne venons pas au monde avec un cerveau complètement formé : il se développe durant les premières années de la vie. Et ce que l’on fait à l’enfant au cours de cette période, en bien comme en mal, laisse souvent des traces indélébiles. Car notre cerveau conserve la mémoire corporelle et émotionnelle – bien que, hélas ! pas forcément mentale – de tout ce qui nous est arrivé. Si l’enfant n’a pas, à ses côtés, de témoin secourable pour l’assister, il apprend à magnifier ce qu’il a connu: la cruauté, la brutalité, l’hypocrisie et l’ignorance. Car l’enfant n’apprend que par imitation, et non point ce qu’on cherche à lui inculquer par de belles paroles bien intentionnées. Plus tard, celui qui aura grandi sans témoin secourable et sera devenu instigateur de massacres, tueur en série, parrain de la Mafia ou dictateur, exercera – ou contribuera à exercer sur des peuples entiers, une fois qu’il en aura le pouvoir, la même terreur que celle qu’il aura subie et connue dans sa propre chair durant son enfance.

Malheureusement, la plupart d’entre nous se refusent à voir ces liens de cause à effet, car ce savoir les obligerait à ressentir leur propre douleur, autrefois réprimée. Ils s’en tiennent donc à la stratégie de l’enfance, s’obstinent dans le déni. Cependant, les événements que nous venons de vivre nous montrent que l’heure est venue de dire qu’il n’est plus possible de continuer ainsi. Nous devons nous dégager du vieux système traditionnel axé sur le châtiment et les représailles qui nous permet de déguiser nos réactions sous le terme d’éducation. Nous ne devons évidemment pas nég1iger notre protection. Mais les vidéo-caméras à l’école ne résoudront pas le problème. La violence que les enfants apportent à l’école, ils l’ont apprise déjà chez leurs mères à l’age d’un an et demi ou plus tôt. Selon un sondage mené en France, 89% des mères se sont rappelé qu’elles ont commencé à donner des tapes sur les mains ou des fessées à l’age de 1,8 an en moyenne. Les 11% ne pouvaient se rappeler l’age exact mais aucune mère n’a dit qu’elle n’avait pas du tout tapé ses enfants. Pour éviter les guerres à l’avenir il nous faut une loi interdisant cette pratique et il nous faut chercher et mettre à l’épreuve d’autres formes de communication avec les enfants que celles que nous a enseignées notre éducation, et qui, elles, reposeront sur le respect et ne conduiront pas à de nouvelles humiliations. On peut punir l’enfant de la façon la plus brutale et mettre fin à la désobéissance, mais on ne peut effacer les effets des humiliations qu’on lui inflige. Celles-ci se retourneront contre la société.

Les enfants battus et humiliés dès le début de leur vie et qui grandissent sous des conditions totalitaires ne connaissent que l’état de guerre et ils l’imposent aux autres car ils ne connaissent pas d’autres façons de communiquer. L’apprentissage de la communication pacifique et respectueuse commence dans le berceau. C’est pourquoi l’éducation sans violence est indispensable.

Il est grand temps de nous éveiller de notre long sommeil. Nous sommes des adultes, et, de ce fait ne sommes plus exposés aux dangers d’anéantissement qui, dans notre enfance, menaçaient effectivement, dans la réalité, beaucoup d’entre nous, et nous pétrifiaient de peur. C’est seulement dans notre enfance qu’il nous a fallu nier la vérité pour survivre. Adultes, nous pouvons apprendre à cesser d’ignorer l’évidence. Notre corps la connaît de toute façon. Il nous faut la saisir aussi mentalement, et devenir capable de comprendre les véritables mobiles de nos actes. Connaître notre histoire peut nous éviter d’utiliser des stratégies inefficaces envers nos enfants et de rester émotionnellement aveugle. Nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir regarder autour de nous, nous pouvons tirer les leçons de l’expérience et chercher des solutions nouvelles et créatives aux conflits. Même si, enfants, nous n’avons pu apprendre à nous fier à une communication empreinte de respect, il n’est jamais trop tard. Ce processus d’apprentissage nous le devons à nos enfants.

Notre changement de comportement envers nos enfants n’aura peut-être pas de résultats immédiats mais il n’en sera plus de même dans 20 ans, quand les enfants qui n’auront jamais été battus seront devenus adultes responsables et éclairés.

[...] suite sur le blog : http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?nid=3

© 2015 Alice Miller – tous droits réservés. Agence de communication digitale.

  • On ne nait pas terroriste, on le devient

Mise au point (mai 2015) : l’objet de cet article sur l’enfance des terroristes n’est pas de leur trouver des « excuses » (reproche qu’on entend régulièrement dans les médias – parfois à juste titre), mais bien d’expliquer comment ils ont pu en arriver là. Tous les terroristes ont eu une enfance terrible, sans laquelle ils seraient (comme la plupart d’entre nous) incapables d’une telle violence. La maltraitance dans l’enfance, et surtout la petite enfance, est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour qu’un enfant né innocent, apte à l’empathie et à la coopération, devienne un adulte capable de tuer au nom du « bien ». Si nous insistons sur cette explication presque complètement absente de la plupart des médias (et qui, encore une fois, n’est pas une « excuse »), c’est bien dans une optique de prévention.

Un article d’Anne Tursz (auteur du livre Les Oubliés) publié seulement le 16 avril sur le blog du Huffington Post vient à point nommé expliciter clairement cette différence de point de vue : Pourquoi ou comment devient-on terroriste ? Citation : « Il faut bien faire la différence entre l’excusable et l’explicable. Comme le dit Alice Miller dans C’est pour ton bien, « la véritable compréhension sur le mode émotionnel n’a rien à voir avec une pitié ni un sentimentalisme de bas étage ».


Les hommes qui, le 7 janvier, sont entrés dans les locaux de Charlie-Hebdo pour tuer des dessinateurs pacifiques, des journalistes d’opinion en pleine conférence de rédaction, ces hommes ont une histoire. En tant que membres de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, nous ne croirons jamais que des enfants élevés avec amour et respect, sans châtiments corporels, sans autres humiliations d’aucune sorte, puissent devenir un jour des assassins et prétendre défendre des idées par ce moyen. Ces hommes avaient besoin de vengeance, et ils en avaient besoin bien avant ce passage à l’acte délirant.
[...] suite ici : http://www.oveo.org/on-ne-nait-pas-terroriste-on-le-devient/

La motricité libre, c’est quoi ?

Voici résumés en trois dessins les principes de base de la « motricité libre ». Plutôt simples à mettre en pratiques, ils demandent néanmoins un effort de « désapprentissage » de gestes qu’on pensait éducatifs mais qui sont plutôt des entraves au développement harmonieux et spontané de l’enfant.
L’auteur des fiches autorise leur diffusion, à condition de la citer :

http://bougribouillons.illustrateur.org/2014/05/08/la-motricite-libre-cest-quoi/


Et des liens pour aller plus loin (que je pensais avoir déjà mis ici il y a quelques mois, mais je n’en trouve pas trace ici… J’ai dû les partager uniquement sur notre page Facebook alors !) :

- Deux courtes vidéos : Extraits du Film « Motricité libre: bien dans son corps, bien dans sa tête » et  Le monde caché des bébés « Bouge »
- Le site de L’Association Pikler Lóczy – France

Éliminer la maltraitance, pourquoi nous sommes tous impliqués ?

Un article intéressant sur le blog de Catherine Dumonteil-Kremer :
http://www.cdumonteilkremer.com/article-eliminer-la-maltraitance-pourquoi-nous-sommes-tous-impliques-123413161.html

Le 30 avril : journée de la non violence éducative

Ici chez Bouts de ficelle : http://www.boutsdeficelle.net/news/soiree-discussion-autour-du-documentaire-%C2%AB-si-j%E2%80%99aurais-su-je-serais-ne-en-suede-%C2%BB-jeudi-10-avril-7537″>

et là :

https://www.youtube.com/watch?v=L_kvNCTTNEw

« Ça montre que lorsque les enfants sont à la fois aimés, qu’ils ont des exemples structurants et d’altruisme, qu’ils sont respectés, eh bien, toutes leurs qualités humaines se développent et ils sont capables d’avoir des comportements, que nous avons tendance à juger héroïques ou extraordinaires, mais qui sont peut-être simplement des comportements humains chez des gens qui n’ont pas été abimés dans leur enfance. »

Olivier Maurel

Ps : je vous recommande de jeter un oeil au livret « Sans fessée, comment faire », à télécharger gratuitement ici : http://www.wmaker.net/maisonenfant/downloads/

Atelier parents – enfants selon la pédagogie Montessori samedi 12 avril

Atelier parents – enfants selon la pédagogie Montessori
samedi 12 avril   10h – 11h30
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Cécile nous propose des ateliers de pédagogie Montessori pour les enfants entre 2 ans 1/2 et 6 ans.
Et cette année, elle nous les propose au sein même de l’école « l’envol » qu’elle a ouverte en septembre dernier.

Cette série d’ateliers réguliers (1 fois/ mois) va initier l’enfant à apprendre de façon différente, permettre aux parents de faire connaissance avec cette approche particulière en observant leur enfant face au matériel, et aussi de faire connaissance avec cette toute nouvelle école alternative.

Au cours des ateliers, les enfants pourront utiliser un matériel beau et varié de vie pratique et de vie sensorielle.
L’enfant va choisir le matériel qu’il souhaite et Cécile lui montrera comment on l’utilise au cours d’une présentation. Ensuite, il pourra s’en servir seul, aussi longtemps et aussi souvent qu’il le souhaitera.

L’objectif premier de cette pédagogie est le développement de la confiance en soi, de la motivation, de la maitrise de soi, de la concentration, de la curiosité et des capacités d’adaptation, qualités indispensables pour s’intégrer au monde de demain.

« L’enfant est le constructeur de l’homme et il n’existe pas d’homme qui n’ait été formé par l’enfant qu’il a été » (M. Montessori, L’esprit absorbant)

Cet atelier est ouvert aux familles adhérentes de Bouts de ficelle.
Inscription obligatoire sur le lien suivant : https://doodle.com/6w7c8by4xwp5q9wf

Pour tous renseignements, vous pouvez contacter Catherine de Bouts de ficelle au 06.09.24.57.24, ou Cécile (la directrice de l’école, le jour même, si besoin) au: 06.77.11.45.92.

Le coût est de 7 euros par enfant, et le lieu: les jardins de Vandré- Rue de l’Obrée – 17700 VANDRE (proche de Surgères).
Vous pourrez certainement organiser un covoiturage en faisant connaissance avec d’autres parents.
le site de l’école l’envol : www.enviedecole.fr

Conférence d’Isabelle Filliozat à Bordeaux samedi 15 mars

Vu sur le site de Camille et Olivier : http://www.les-supers-parents.com/conference-inedite-d-isabelle-filliozat/

Une conférence inédite d’Isabelle Filliozat !

(Cet article est particulièrement dédié aux habitants de la région Bordelaise… mais pas que !! voir plus bas ;-) )

Une conférence inédite d’Isabelle Filliozat !

Ceux qui nous suivent depuis un certain temps savent à quel point nous admirons le travail d’Isabelle Filliozat ! C’est notamment grâce à la lecture de ses ouvrages que nous nous sommes mis si activement à tout faire pour harmoniser nos relations avec nos enfants… et à partager nos nouvelles connaissances avec vous !

Vous savez aussi, peut être, que nous sommes en train de travailler sur un GROS projet avec Isabelle… mais c’est encore un peu tôt pour vous en parler.

Il y a par contre une chose dont nous pouvons d’ores et déjà vous parler :

nous avons l’immense privilège d’organiser la toute première conférence d’Isabelle Filliozat sur Bordeaux, le samedi 15 mars 2014 à 14h00:

« Être parent… c’est pas un jeu d’enfant ! »

IF HR2

…Et comme c’est « une première », Isabelle a décidé de faire les choses en grand !
Au programme :

Une conférence INÉDITE !

Isabelle vous prépare en effet une conférence « inédite » : un mix de ses trois conférences phares en Parentalité positive : « J’ai tout essayé, il continue ! », « Il n’y a pas de parent parfait » et « Au coeur des émotions de l’enfant » (voir les descriptifs de chacune de ces conférences au bas de l’article).

Une conférence INTERACTIVE

Isabelle va en effet structurer « en live » sa conférence, en fonction des questions que lui poseront les participants et de leurs problématiques concrètes.

Une conférence que vous pourrez voir et revoir à volonté !

La conférence sera en effet intégralement filmée par une équipe professionnelle… et l’enregistrement vidéo sera envoyé gratuitement à toutes les personnes qui y auront participé ! De quoi se rafraîchir la mémoire de temps en temps… Quand la pression devient trop importante à la maison ;-)

1h30 pour rencontrer Isabelle
(en plus des 2 heures de conférence)

(et pour nous rencontrer aussi si le cœur vous en dit ;-) )

Isabelle sera en effet présente une demie-heure avant la conférence et restera une heure après sa prestation pour vous rencontrer et dédicacer ses livres (venez avec les vôtres si vous en possédez déjà, et sinon, ne vous inquiétez pas, tous ses ouvrages traitant de parentalité seront disponibles sur place).

Le petit plus :

le lieu et la salle de conférence sont juste « magnifiques » !

Si vous habitez en région bordelaise :

Cliquez sur le lien ci-dessous pour vous inscrire à cette conférence inédite :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-etre-parent-cest-pas-un-jeu-denfant-conference-inedite-disabelle-filliozat-10369576683

[...]

Si vous n’habitez pas en région bordelaise…

Et que vous aimeriez qu’une conférence d’Isabelle soit organisée près de chez vous, n’hésitez pas à nous laisser votre prénom et votre adresse email ainsi que votre département de résidence et la ville la plus proche de chez vous. Nous pourrons ainsi vous contacter dès qu’une conférence sera programmée dans votre région…


Voici les 3 conférences qu’Isabelle Filliozat va « mixer » pour vous à l’occasion de cette conférence exceptionnelle :

J’ai tout essayé, il continue !

« J’ai tout essayé, il continue ! » est une phrase récurrente des parents épuisés et démunis face aux excès de leurs enfants. Comment sortir des batailles autour de l’habillement, du rangement, des disputes au moment du départ pour l’école ou pour le lit ? Les parents ont tendance à interpréter les comportements excessifs ou énervants des bambins comme des manifestations d’opposition, de mauvaise volonté, d’insolence. D’autres se culpabilisent, couvent le petit et cherchent le traumatisme. Et s’il y avait d’autres causes ? Les récentes découvertes de la neuro-physiologie et de la psychologie expérimentale éclairent d’un jour nouveau les comportements parfois exaspérants des enfants.

Il n’y a pas de parent parfait

Etre parent est une grande aventure. C’est absolument fabuleux… et il faut le dire, très éprouvant physiquement et surtout émotionnellement. L’éducation polarise les conversations. Il y a les fervents de la fessée, ceux qui ne jurent que par les limites et ceux qui prêchent la liberté. Les convictions affirmées s’expriment dans un silence poli ou déclenchent de vives discussions. Pourquoi tant de passion ? Parce qu’au delà des théories, il y a notre inconscient. Nos blessures, notre histoire. On ne s’aime pas toujours dans son rôle de parent. On se surprend parfois à agir comme sa propre mère alors qu’on avait décidé de faire le contraire. Comment oser dire la difficulté d’aimer son enfant., la violence qui nous assaille parfois, l’exaspération qui amène distribution de punitions ou de coups. Cherchons à comprendre ce qui se joue en nous lorsque nous hurlons contre Paul ou nous trouvons incapable de dire non à Chloé. Voyons ensemble comment se dégager de cette gangue du passé pour faire de vrais choix qui répondent aux besoins de nos bambins comme des nôtres.
Pour ne plus se sentir coupable de ne pas y arriver… Et surtout retrouver la liberté d’être le parent que nous avons envie d’être.

Au cœur des émotions de l’enfant

Pour mieux écouter nos enfants, mieux entendre l’Enfant en soi. Apprendre à décoder les messages derrière les « caprices », réagir face aux crises de colère, aux larmes, aux paniques.

Conférence sur l’attachement, par Nicole Guedeney

l’attachement

Cette passionnante conférence dure 1 heure 1/2, on peut se contenter de l’écouter en vaquant à autre chose.

Et pour un complément, on peut lire ici le livre de Nicole Guedeney :
http://www.yapaka.be/sites/yapaka.be/files/publication/TA_Lattachement_un_lien_vital_WEB.pdf

Qu’est-ce que l’attachement ?
Parler d’attachement dans la théorie de l’attachement a une signification un peu différente du langage courant.
« Être attaché à quelqu’un » signifie seulement qu’en cas de détresse on se tourne vers cette personne spécifique pour y trouver un sentiment de sécurité. L’attachement est donc une dimension très particulière des liens interpersonnels affectifs durables et importants entre deux personnes. Si les premières relations d’attachement se construisent entre le bébé et ceux qui l’élèvent, nous construisons des relations d’attachement tout au long de notre vie. Comme le disait Bowlby, le fondateur de cette théorie, «l’attachement est actif depuis le berceau jusqu’à la tombe». Pour trouver quelles sont nos figures d’attachement il suffit de nous poser cette question : «Quand je ne vais pas bien, que je viens d’avoir un gros souci, à qui ai-je envie de me confier ? De qui ai-je besoin de me rapprocher (par l’évocation, un coup de téléphone ou physiquement) ?»
Un bébé seul n’existe pas disait Winnicott ! Le bébé dépend pour sa survie des soins d’une personne adulte. La régulation de la peur est, en particulier, une tâche cruciale pour le développement du bébé mais, pour cela, il a besoin d’adultes qui lui prodiguent des soins. Le plus compétent des bébés ne peut réguler tout seul les émotions telles que la peur, le chagrin ou la colère, si elles dépassent une certaine intensité. Elles menacent alors son homéostasie, c’est-à-dire la qualité de son fonctionnement. La théorie de l’attachement n’est donc pas une théorie générale du fonctionnement humain. Elle se focalise essentiellement sur le fonctionnement interpersonnel humain dans tout contexte qui éveille les émotions de peur, de chagrin ou de colère – et toutes les émotions qui en dérivent – et dans toute situation de menace et de danger. [...]

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